La bataille d’une alimentation régulière en eau potable des zones rurales de la wilaya de Tizi Ouzou semble être loin d’être gagnée. Sitôt l’été eut pointé son nez, c’est la galère pour des milliers d’habitants. En effet, tout comme de nombreuses localités, M’kira, une commune de plus de 18 000 habitants, relevant de la daïra de Tizi Ghennif, souffre de ce problème récurrent en dépit des nombreuses promesses des autorités de wilaya. La dernière de ces promesses remonte au temps de l’ex-wali de Tizi Ouzou, Abdelhakim Chater, qui en se rendant dans cette commune déshéritée, le huit novembre dernier, a exhorté le directeur de l’hydraulique à prendre sérieusement le problème d’AEP dans toute la région. “Séance tenante, il a été décidé de nous octroyer 80 milliards de centimes pour deux projets importants dont la réalisation d’une conduite principale afin de ne plus être desservie à partir de Tizi Ghennif et la rénovation du réseau local de distribution. La première a été confiée à une entreprise et la deuxième est entre les mains de l’ADE, organisme, pour lequel, nous avons même loué un local afin d’avoir un bureau sur place qui se chargera de placer les compteurs et d’avoir un petit matériel afin de réparer les fuites urgentes”, nous a confié le maire, Rabah Medjahed. Mais, hélas,“rien n’est encore engagé dans ce sens”, nous explique l’adjoint au maire. Dernièrement, une réunion houleuse a été tenue avec les comités de villages. “C’est une guerre parce que c’est la quasi-totalité des villages qui souffrent du manque d’eau. Lorsque le peu d’eau qui nous arrive est distribué, chaque village doit attendre parfois jusqu’à deux mois. Il est impossible de satisfaire tous les citoyens. Sur le PV établi avec les responsables concernés, nous avons en principe 4000 m3 par jour. Seulement, nous ne recevons que 500 mètres cubes. Sommes-nous considérés comme étant un village de la commune de Tizi Ghennif ? Pourtant, notre commune est une APC à part entière depuis 1985”, s’est interrogé l’adjoint au maire, Hocine Bassaïd. Et au maire de poursuivre : “Il faut s’attendre à ce que le siège de l’APC soit encore occupé par les villageois dans les jours à venir. C’est pour cela que comptons provoquer une réunion avec les directeurs de l’ADE et de l’hydraulique avant que cela ne dégénère.” Pour sa part, un président d’un comité de village a proposé une action de grande envergure. “Chaque village doit déléguer au moins une cinquantaine de personnes et nous irons protester devant le siège de la wilaya, c’est l’ultime solution”, estime un autre membre d’une association. Dans cette commune, à défaut de l’eau dans les robinets, les habitants recourent à l’achat de l’eau. “Même avec notre argent, il n’est pas facile de trouver quelqu’un pour nous vendre de l’eau surtout que nos villages sont situés à plusieurs kilomètres des forages et des puits. Et puis, n’oubliez pas que la citerne d’eau coûte entre 1500 et 2000 DA. Ce que nous dépensons en eau dépasse notre facture consacrée aux autres besoins familiaux”, se plaint un citoyen du village Bouhadj. À signaler que la commune de M’kira est alimentée à partir de la station de Tizi Larba sur les hauteurs de Draâ El-Mizan qui est desservie par le barrage Koudiet Acerdoune de Bouira. Seulement, son quota n’arrive pas dans ses réservoirs pour diverses causes dont la mauvaise gestion de cette eau ainsi que les énormes fuites signalées souvent sur la conduite principale et aussi les piquages illicites et anarchiques. “Nous sommes dépassés. Il faut s’attendre, donc, à des contestations au quotidien”, a conclu le maire qui ne cesse de lancer un appel urgent au wali de Tizi Ouzou et aux responsables concernés afin d’engager les entreprises retenues dans les plus brefs délais.

O. Ghilès

La bataille d’une alimentation régulière en eau potable des zones rurales de la wilaya de Tizi Ouzou semble être loin d’être gagnée. Sitôt l’été eut pointé son nez, c’est la galère pour des milliers d’habitants. En effet, tout comme de nombreuses localités, M’kira, une commune de plus de 18 000 habitants, relevant de la daïra de Tizi Ghennif, souffre de ce problème récurrent en dépit des nombreuses promesses des autorités de wilaya. La dernière de ces promesses remonte au temps de l’ex-wali de Tizi Ouzou, Abdelhakim Chater, qui en se rendant dans cette commune déshéritée, le huit novembre dernier, a exhorté le directeur de l’hydraulique à prendre sérieusement le problème d’AEP dans toute la région. “Séance tenante, il a été décidé de nous octroyer 80 milliards de centimes pour deux projets importants dont la réalisation d’une conduite principale afin de ne plus être desservie à partir de Tizi Ghennif et la rénovation du réseau local de distribution. La première a été confiée à une entreprise et la deuxième est entre les mains de l’ADE, organisme, pour lequel, nous avons même loué un local afin d’avoir un bureau sur place qui se chargera de placer les compteurs et d’avoir un petit matériel afin de réparer les fuites urgentes”, nous a confié le maire, Rabah Medjahed. Mais, hélas,“rien n’est encore engagé dans ce sens”, nous explique l’adjoint au maire. Dernièrement, une réunion houleuse a été tenue avec les comités de villages. “C’est une guerre parce que c’est la quasi-totalité des villages qui souffrent du manque d’eau. Lorsque le peu d’eau qui nous arrive est distribué, chaque village doit attendre parfois jusqu’à deux mois. Il est impossible de satisfaire tous les citoyens. Sur le PV établi avec les responsables concernés, nous avons en principe 4000 m3 par jour. Seulement, nous ne recevons que 500 mètres cubes. Sommes-nous considérés comme étant un village de la commune de Tizi Ghennif ? Pourtant, notre commune est une APC à part entière depuis 1985”, s’est interrogé l’adjoint au maire, Hocine Bassaïd. Et au maire de poursuivre : “Il faut s’attendre à ce que le siège de l’APC soit encore occupé par les villageois dans les jours à venir. C’est pour cela que comptons provoquer une réunion avec les directeurs de l’ADE et de l’hydraulique avant que cela ne dégénère.” Pour sa part, un président d’un comité de village a proposé une action de grande envergure. “Chaque village doit déléguer au moins une cinquantaine de personnes et nous irons protester devant le siège de la wilaya, c’est l’ultime solution”, estime un autre membre d’une association. Dans cette commune, à défaut de l’eau dans les robinets, les habitants recourent à l’achat de l’eau. “Même avec notre argent, il n’est pas facile de trouver quelqu’un pour nous vendre de l’eau surtout que nos villages sont situés à plusieurs kilomètres des forages et des puits. Et puis, n’oubliez pas que la citerne d’eau coûte entre 1500 et 2000 DA. Ce que nous dépensons en eau dépasse notre facture consacrée aux autres besoins familiaux”, se plaint un citoyen du village Bouhadj. À signaler que la commune de M’kira est alimentée à partir de la station de Tizi Larba sur les hauteurs de Draâ El-Mizan qui est desservie par le barrage Koudiet Acerdoune de Bouira. Seulement, son quota n’arrive pas dans ses réservoirs pour diverses causes dont la mauvaise gestion de cette eau ainsi que les énormes fuites signalées souvent sur la conduite principale et aussi les piquages illicites et anarchiques. “Nous sommes dépassés. Il faut s’attendre, donc, à des contestations au quotidien”, a conclu le maire qui ne cesse de lancer un appel urgent au wali de Tizi Ouzou et aux responsables concernés afin d’engager les entreprises retenues dans les plus brefs délais.

O. Ghilès

Auteur:
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.