Le mois qui lui était imparti pour constituer son gouvernement et l’obtention de son investiture par l’ARP s’est avéré insuffisant pour y parvenir. Reçu jeudi en fin d’après-midi par le chef de l’Etat, Habib Jemli a sollicité la prorogation de ce délai d’un mois supplémentaire, comme l’y autorise la constitution. Il a cependant laissé entendre qu’il n’épuisera pas totalement ces trente jours, affirmant qu’il s’emploiera à former son cabinet le plus tôt possible.
En se donnant ce délai supplémentaire, Jemli se soustrait à la pression de l’échéance initiale, espérant parvenir à choisir les ministres, de tous bords, qu’il juge les plus appropriés et aussi à réunir une large majorité en faveur de son gouvernement. Les difficultés qu’il rencontre sont visibles, avec la multiplication des tractations menées par les différents partis parlementaires, à l’exclusion du PDL d’Abir Moussi qui s’inscrit d’emblée dans l’opposition, et les manœuvres de certains « barons ».
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