Le chef de daïra de Hammam Bou Hadjar indique qu’au niveau du chef-lieu, la programmation de constructions nouvelles au profit de l’habitat est hypothéquée par l’indisponibilité du foncier urbanisable. En effet, toutes les terres environnantes étant à fort potentiel agricole, toute possibilité d’extension est interdite au regard de la réglementation interdisant tout piétinement sur elles.

Pour rappel, en 2006, l’injection de 200 logements sur la zone ouest de Hammam Bou Hadjar sur laquelle était projetée son extension, avait été stoppée. En effet, une étude de microzonage sismique avait mis à jour l’existence d’une faille avec une forte rupture en surface. De la sorte, il avait été décidé que la ville doit poursuivre son agrandissement par la densification de son tissu urbain par l’exploitation des poches constructibles.

En outre, tous les programmes de logements et d’équipements d’accompagnement au profit du chef-lieu ont été relocalisés à Aïn Beïda, une petite agglomération à environ 5 km au nord de la ville, en zone secondaire, sur des terrains à très faible potentiel agricole. De la sorte, Aïn Béida est devenue aujourd’hui le plus important centre de la commune en zone secondaire. Il l’est au point qu’un projet de raccordement au gaz de ville est prévu en réalisation cette année.

C’est d’ailleurs pour cette raison que la viabilisation de ses rues par leur bitumage attend la fin des travaux de raccordement pour être entamés. En outre, l’extension du douar a été telle que le programme d’habitat rural qui est destiné à sa population sera injecté au douar voisin de Douaïmia.

Pour ce qui est du logement rural, il concernera, toujours en zone secondaire, les villages de Hadjaïra, le domaine Bendella Baroudi et Aurès el Meïda, où une opération de choix de terrains est en cours. Enfin, apprend-on du chef de daïra, l’étude des recours introduits contre la liste des attributaires des 685 logements sociaux à Hammam Bou Hadjar est en cours : «Bien que la commission qui les étudie n’ait pas encore achevé ses travaux, je peux dire d’ores et déjà que certains recours se sont avérés fondés».

Le même responsable indique que 300 logements livrables dans une année sont en cours de réalisation. Quand au nombre de candidats au logement social, il préfère ne pas se prononcer pour l’heure, dans la mesure où une opération d’assainissement de la liste établie est en cours de façon à éliminer les indus demandeurs. Enfin, rappelons que la ville de Hammam Bou Hadjar est sans maire, l’APC, durablement paralysée par des dissensions internes, a été dissoute par le wali. C’est un administrateur qui gère les affaires courantes.  

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Auteur: Anis Khecheba
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