Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a présidé une réunion déterminante du Conseil des ministres, marquée par l’annonce de mesures économiques et sociales majeures.
Elles concernent le pouvoir d’achat, l’emploi, les hydrocarbures, l’industrie et l’économie du savoir. Les décisions annoncées auront un impact direct sur des millions de travailleurs et de demandeurs d’emploi.
Le Conseil des ministres a approuvé une revalorisation significative du salaire minimum garanti (SMIG), qui passera de 20 000 DA (≈133 € / ≈450 TND) à 24 000 DA (≈160 € / ≈540 TND) dès janvier 2026.
Il s’agit de l’augmentation la plus importante depuis des décennies. La dernière remontée significative, celle de 2020, n’avait été que de 2 000 DA. Cette décision vise à atténuer l’érosion du pouvoir d’achat et à soutenir les revenus des travailleurs les plus modestes.
Allocation chômage : une hausse importante et une réforme structurelle
L’indemnité de chômage sera également relevée, passant de 15 000 DA (≈100 € / ≈340 TND) à 18 000 DA (≈120 € / ≈405 TND).
Le Président a par ailleurs ordonné :
la simplification des procédures de renouvellement du dossier, jugées trop lourdes ;
une durée minimale de versement de un an, renouvelable ;
la modernisation de l’Agence nationale de l’emploi, avec une mise à jour de la base nationale des chômeurs et une différenciation plus nette entre nouveaux employés et demandeurs d’emploi.
Le ministre du Travail devra également présenter prochainement des propositions pour relever les pensions de retraite, qui seront examinées par le gouvernement puis par le Conseil des ministres.
Énergie : percée historique et nouvelles orientations
Sur le volet énergétique, le chef de l’État a salué une avancée historique : l’Algérie exporte désormais de l’essence raffinée localement, une première depuis l’indépendance.
Afin d’accompagner cette dynamique, il a ordonné l’organisation de rencontres nationales sur l’énergie pour actualiser les données sectorielles et définir les priorités en matière de production et d’exportation.
Le Premier ministre a été chargé d’ouvrir des discussions avec la Mauritanie afin d’implanter des stations-service Naftal sur son territoire.
En parallèle, une politique nationale d’organisation de la consommation de carburants devra être mise en place, incluant l’introduction de cartes prépayées dans les zones frontalières.
Le Président a également insisté sur l’importance de finaliser dans les meilleurs délais la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud, essentielle pour répondre à la demande nationale et augmenter les capacités exportables.
Industrie, dérivés pétroliers et économie de l’innovation
Le Conseil des ministres a décidé que Naftal aura désormais l’exclusivité de l’importation et de la production des dérivés pétroliers.
Sur le plan industriel, l’État veut accélérer le développement de la filière du pneu. Une importation exceptionnelle de 500 000 pneus a été autorisée, le temps que la production locale gagne en puissance.
Enfin, le Président a souligné l’importance de la prochaine Conférence africaine des start-up, un rendez-vous stratégique pour renforcer l’intégration économique du continent et promouvoir une croissance fondée sur l’innovation et la jeunesse africaine.
Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Auteur: balkis T
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.
