La section de Salé et le secteur de la culture, des arts et de la communication du PPS

Les amis, la famille et les camarades n’ont pas manqué le rendez-vous. Tout le monde y était. L’émotion aussi. En effet, la section provinciale du Parti du Progrès et du Socialisme à Salé a rendu, vendredi 1er avril dans ses locaux à Bettana, un vibrant hommage au militant, écrivain, critique, artiste peintre et acteur associatif, Sidi Mohammed Idrissi.

Cette rencontre-hommage organisée en coordination avec le secteur de la culture, des arts et de la communication relevant du comité central du parti, a été marquée par une présentation du recueil de nouvelles intitulé «Errance», édité par la maison d’édition Actions Communication, assurée par Mohamed Nait Youssef, journaliste à Al Bayane.

Ont pris part à cet hommage, les membres du bureau politique Rachid Roukbane, Majdouline El Alami, ainsi que les membres du Comité Central du parti : Said Sihida, Mohamed Amine Sbihi, Lahoucine Chaâbi, Anas Sbihi, Ouadih Darmouk. Lors de cet hommage solennel, animé par le camarde Soilam Boutoumit, les intervenants ont mis la lumières sur les qualités et les valeurs humaines que professionnelles de ce militant  ayant  voué sa vie au parti et à la patrie.

Une mémoire vivante du PPS à Salé …

Cette rencontre-hommage, comme l’a souligné à juste titre Soilam Boutoumit dans sa présentation, est un signe de reconnaissance et de gratitude à un militant  ayant consacré plus de trois décennies pour le Parti du progrès et du socialisme (PPS) avec engagement et fidélité.

Dans son mot inaugural, Anass Sbihi, premier Secrétaire de la section préfectorale du PPS à Salé, a indiqué que Mohammed Idrissi constitue une partie de la mémoire vivante du parti à Salé et ses périphéries. Cette rencontre-hommage, a-t-il dit, est un rituel, voire une tradition du PPS visant à rendre hommage à ses militantes et militants dans les différents domaines.

Lahoucine Chaâbi, coordonnateur national du secteur de la culture, des arts et de la communication relevant du parti, a affirmé, quant à lui, que le PPS accorde une place primordiale aux intellectuels, aux artistes et aux créateurs. Selon ses dires, cette rencontre-hommage à l’écrivain et militant, Sidi Mohammed Idrissi en témoigne à plus d’un  titre.

«C’est un créateur qui aime écrire en arabe et en français, mais aussi un homme d’administration professionnel ayant consacré son expertise au service du  Parti. », a-t-il fait savoir, ajoutons que «Mohammed Idrissi est un homme actif sur les plans associatifs et culturels ayant contribué à de nombreuses initiatives et projets».

D’après le coordonnateur national du secteur, Idrissi a écrit des pièces de théâtre telles que « a fontaine» et d’autres pièces théâtrales pour enfants. Par ailleurs,  Lahoucine Chaâbi a mis l’accent sur les valeurs et l’engagement sans faille du militant au service du PPS. «C’est un homme discret qui travaille dans le silence et la discrétion, loin des projecteurs.», a-t-il rappelé.

Un militant de la première heure…

Selon Said Sihida, membre du Comité Central du PPS, Mohammed Idrissi a donné une grande importance à sa fonction d’administrateur, ainsi qu’à son travail au sein du parti ; chose qui l’avait poussé à quitter l’écriture pour un bon moment. La preuve, dit-il, la plupart de ses écrits remontent à sa jeunesse. «Espérant qu’il y retournera à sa première passion afin d’enrichir le paysage culturel par ses productions littéraires et poétiques», a-t-il souligné.

Depuis son adhésion au parti au milieu des années 80, rappelle Sihida, Idrissi a été fidèle à ses convictions et à son parti qu’il a toujours défendu. «Il est une référence en matière du travail administratif et juridique. Il est également un homme ponctuel et élégant ayant cette capacité de documentation et d’archivage.», a-t-il révélé. Et d’ajouter: «Je me souviens de ses débuts, au milieu des années 80, quand il était dans la cellule du Parti à Hay Salam aux côtés des camarades Fathi Lakhder, Jamal Eddine El Omari, El Baroudi, Moussa Kerzazi. C’est un militant fidèle et modeste, son travail administratif volontaire dans le parti  en tant que militant est incontournable.», conclut-il.

Un homme aux valeurs humaines nobles

Rachid Roukbane, membre du bureau politique du parti, a  évoqué les qualités de Mohammed Idrissi, l’humain et le militant. «C’est un homme sérieux aux valeurs nobles et généreuses. Il est connu par sa sincérité,  son implication, son volontariat, mais aussi ses sacrifices pour le parti et les militants.», a-t-il affirmé.

Pour Majdouline El Alami, membre du BP du PPS, Sidi Mohammed Idrissi est un grand militant au parcours long, riche et exceptionnel. «Il était mon encadrant dans mes débuts dans le monde de la politique. C’est un militant  qui  est resté  fidèle à son  parti et ayant défendu la justice sociale, la liberté et l’égalité. Il est toujours présent dans les grands rendez-vous à Salé et Rabat», a-t-elle fait savoir.

Dans son témoignage, présenté par Ouadih Darmouk, Mohammed Aouad a mis la lumière sur le parcours du militant, écrivain et artiste. «Un demi-siècle de militantisme. Sidi Mohammed Idrissi est un homme sage et calme qui travaille dans la discrétion et le silence», a-t-il souligné. Et d’ajouter : «j’aurai voulu que cet hommage soit organisé dans un cadre national parce que l’apport de l’homme dépasse la ville de Salé. C’est un homme qui mérite tous les hommages»,  a-t-il indiqué.

Le scénariste et artiste, El Hail Houcine a révélé que Idrissi est un grand passionné des arts et de la création depuis sa tendre enfance. Sa culture est très vaste et son apport est très important ayant contribué à l’enrichissement du paysage culturel national. Pour clore en beauté, la rencontre a été ponctuée par la signature du recueil de nouvelles.

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« Errance » ou la quête de soi…

« Errance » est l’intitulé du recueil de nouvelles de Sidi Mohammed Idrissi, édité par la maison d’édition Action Communication, basée à Rabat.

Le titre nous fait penser, si nous n’osons dire, à cette « errance deleuzienne », voire à aux déplacements entre les différents territoires,  thématiques et  sujets.

En effet, l’auteur a fait le choix de la nouvelle, un exercice littéraire difficile qui a rendu aux marginaux et aux opprimés leur juste valeur, pour mettre les mots sur les maux et dégager sa vision du monde et des choses.

A vrai dire, il n’y a pas mieux que l’écriture pour révéler les questions et les préoccupations existentielles et sociétales de l’homme des temps actuels. L’écrivain ouvre ainsi le bal de son recueil de nouvelles par une grande question sur l’essence, les motivations et les rôles primordiaux de l’acte d’écrire.

Pourquoi écrire ? Telle était sa question; celle que Jean Paul Sartre avait posé d’ailleurs dans son livre majeur « Qu’est-ce que la littérature ? ». Pour Mohammed Idrissi, l’acte d’écrire est un voyage dans le temps et dans l’espace, une quête de nouveaux mondes et d’autres horizons plus vastes et créatifs. Pour lui, l’écriture c’est aussi une vision du monde et un moyen pour communiquer avec les autres.

En revanche, il y a une envie ardente chez l’auteur de révéler ce qu’il pense et d’extérioriser les grandes questions hantant son esprit et ses pensées. Modeste. L’auteur se présente comme écrivain autodidacte.

Or, il écrivait ses textes avec maîtrise parfaite de la langue de Molière, et surtout avec un style fluide et poétique. Par le biais du langage, il a abordé de nombreuses thématiques telles que l’amour, la solitude, le bonheur, l’altérité, la fidélité…

Dans sa solitude, il écrit sur le déchirement de l’âme et le fossé existant entre les générations et les sociétés d’hier et d’aujourd’hui. Au-delà, des thèmes traités dans le livre, l’auteur a renouvelé le corps de la langue usée dans les textes recueillis. En d’autres mots, ce sont la plume du poète et la palette du peintre qui ont été investies davantage dans ce recueil de nouvelles portant l’empreinte et la signature de Mohammed Idrissi.

Bio-express

Né en 1945 à Rabat, Sidi Mohamed Idrissi est administrateur principal à la retraite. Il a occupé plusieurs postes de responsabilité à l’administration centrale du Ministère de l’éduction nationale. Il est également membre fondateur de la troupe de théâtre « El Mansour » à Rabat et membre de l’association Sala Al Moustakbal à Salé. Il est secrétaire général de l’association culturelle et sportive à Rabat.  Idrissi a écrit en effet des pièces de théâtre pour enfants, des articles culturels et artistiques, ainsi que des nouvelles parues dans des revues et journaux nationaux.

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Auteur: M’hammed rahal
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