Hôpital d'Oran : la majorité des patients

ORAN- La qualité de l’accueil aux urgences du Centre hospitalo-universitaire d’Oran (CHUO) est jugée « satisfaisante » par la majorité des patients, révèle une étude présentée mercredi lors d’un séminaire sur les notions éthiques et déontologiques au niveau de cet établissement de santé publique.

« Au total, 68 % des patients interrogés sont satisfaits de l’accueil aux urgences », a précisé Dr. Omar Kemeni, membre de l’équipe médicale du service de médecine légale du CHUO ayant mené cette pré-enquête.

« L’objectif de ce travail de terrain est d’améliorer la prise en charge du malade au plan de l’accueil, de l’orientation et de l’administration des soins« , a souligné ce spécialiste, plaidant, à ce titre, pour l’élaboration d’études similaires dans l’ensemble des services du CHU d’Oran.

Cette opération permettrait de « mieux connaître les attentes des patients et des soignants », a-t-il suggéré dans sa communication donnée dans le cadre du cycle de rencontres mensuelles de l’Observatoire du handicap, de la réadaptation et de l’éthique en santé (OHRES).

Menée trois mois durant auprès d’un échantillon de malades dont l’âge varie entre 12 et 62 ans, cette première étude a également révélé des « appréciations positives » chez les patients par rapport à « la compétence du personnel du service des Urgences ».

Les auteurs notent néanmoins que si la plupart des malades ont une bonne image de ce service, d’autres en revanche font des observations mitigées sur la notion d’humanisme, déplorant à cet égard « un manque d’empathie » chez une partie des « blouses blanches ».

« Ces remarques sont prises au sérieux par les auteurs de l’étude qui ont notamment recommandé l’organisation de formations pour apprendre au personnel à gérer son propre stress et celui des malades », a-t-on souligné.

Cette rencontre a été également marquée par l’intervention du Dr Naouel Ayadi, consacrée aux « aspects juridique, déontologique et éthique liés au secret médical ».

La spécialiste s’est appuyée, dans ce cadre, sur les différents textes législatifs afférents, définis dans la nouvelle loi sanitaire et le code pénal algérien.

Plusieurs jeunes praticiens ont assisté à ce séminaire, le 8ème du genre à être animé au titre du cycle de l’OHRES lancé en 2018 par Pr. Khaled Layadi dans le but de vulgariser les notions éthiques et déontologiques.

 

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