En demandant au Marocains de se préparer à une nouvelle étape, les autorités viennent d’anticiper, encore et nous donner l’ampleur de ce qui nous attend.

Le dernier bilan et l’évolution de la situation
épidémique dans le pays nous mets la puce à l’oreille. A ce jour, aucune
gravité mais la grande prudence est de mise.

Il s’agit, d’abord, en ce qui concerne la population, de
respecter les consignes données par les autorités publiques.

Cela commence d’abord, pour ceux amenés à se déplacer,
par l’observation des gestes barrière. Notamment la distanciation entre les
personnes, même en famille, en évitant tout contact corporel et en gardant au
moins un mètre de séparation partout, surtout dans les files d’attente aux
pharmacies ou aux marchés d’approvisionnement, comme dans les moyens de
transport (où il faudra se mettre dos-à-dos).

Il s’agit, ensuite, de rester chez soi, le plus de temps
possible et de ne sortir que dans les trois cas permis par les experts
médicaux : pour aller au travail quand il n’est pas possible de bosser à
distance (télétravail), faire du ravitaillement en produits de première
nécessité ou aller pour se faire soigner.

En dehors de ces trois cas permis, qui doivent aussi
jouir d’une bonne rationalisation du temps, c’est-à-dire y passer le moins de
temps possible, tout autre déplacement est inutile et pourrait être à risque
périlleux.

Car, au regard de l’évolution des cas d’infection, le
Maroc vient d’enregistrer les  premiers
cas de contamination locaux, alors que jusqu’à mercredi matin tous les cas
infectés provenaient de l’étranger. Cela donne la sonnette d’alarme pour dire
que le virus commence à circuler entre nous.

En d’autres termes, le Maroc vient de passer au stade 2
de la pandémie

Dès lors, la seule parade qui puisse nous faire éviter une
crise sanitaire est le confinement.

C’est, à défaut de vaccin, la seule alternative qui peut
sauver les meubles et nous faire éviter une catastrophe sanitaire et humanitaire.

Et, face à une partie de la population, qui ne semble pas
prendre conscience des enjeux et des risques, il y a lieu de rappeler qu’en se
confinant chez soi, l’on se protège et l’on protège les siens et les autres.

Ainsi, individuellement et collectivement, l’on se
protège et on protège les siens et le pays.

Les expériences chinoise et coréenne, pour ne parler que
de celles-là, ont démontré que l’isolement sanitaire, avec un respect total des
injonctions des autorités publiques, est la seule option qui permet une bonne
gestion de la pandémie. Car il permet de gagner du temps, en retardant le
nombre de contaminations et donc de malades à accueillir dans les services de
réanimation, sachant que pour les personnes à risque le temps de réanimation
peut durer plusieurs jours.

A ce niveau, le confinement permet de mieux organiser les
files et les chevauchements dans les structures d’accueil et d’éviter les
débordements.

Dans ce sens, il faudra relever que la France, qui
dispose de l’un des meilleurs systèmes de santé au monde, peine aujourd’hui à
assurer une prise en charge satisfaisante des malades déclarés, notamment à
l’Est du pays.

Chez nous, le ministre de la Santé a communiqué sur les structures
d’accueil des malades au Codiv-19. Nous disposons, au total, de 1640 lits pour
cette fin, avec 44 hôpitaux publics. Et si la couverture médicale régionale se
présente sous de bons auspices, l’on craint, en cas de fortes contaminations,
que la pression s’exerce sur les plus grandes régions qui enregistrent le plus
grand nombre de cas infectés.

C’est pourquoi, les citoyens et les citoyennes, tous et
toutes, sont appelés à se conformer à l’isolement sanitaire pour contribuer au
dépassement de cette situation appelée connaître de nouveaux développements.

Hors confinement, point de salut!

Mohamed Khalil

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Auteur: M’hammed rahal
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