Sans doute ce qui a donné plus de saveur à cette consécration que tout un pays avait fêté plusieurs jours durant. Un an est passé et les sensations sont restées intactes. Assurément, la date du 19 juillet restera intimement liée à l’histoire de l’Equipe nationale. Comme quoi, champions un jour, champions pour toujours !
Vendredi 19 juillet 2019, Le Caire. Dans un Cairo-Stadium plein à craquer, le public algérien explose de joie, d’euphorie. Il y a des instants comme cela où ça vaut vraiment la peine de faire tout voler en éclats, et ce jour-là en était un. Il ne pouvait en être autrement. L’Equipe nationale remportait la finale de la CAN-2019 face au Sénégal au cours d’une soirée où l’on était saisi par beaucoup d’émotion. Les moins de 30 ans n’ont jamais vécu pareils moments car la dernière consécration des Verts à la CAN remontait à 29 ans plus tôt, en 1990 pour être précis.
Au bout d’une soirée, classée au rayon des plus stressantes, les coéquipiers de Baghdad Bounedjah, auteur de l’unique but de la partie, dominaient un Sénégal accrocheur et s’installaient sur le toit de l’Afrique. Le capitaine Riyad Mahrez avait à peine soulevé le trophée que les rues de l’Algérie étaient archi-bondées. Si ! Si ! Les scènes de liesse qui avaient suivi dans toutes les villes du pays étaient incroyables. Il faut l’avoir vécu pour le croire. Comme en 2010, lorsque les coéquipiers d’Anthar Yahia validaient leur qualification en Coupe du monde, ou en 2014 lorsque ces mêmes coéquipiers du même Anthar Yahia jouaient leurs premièr es 8es de finale d’un Mondial, les Verts étaient accueillis en héros.
« On avait fait un trajet de quatre kilomètres en quatre heures ! On aurait dit que toute l’Algérie était là», se remémorait tout récemment Riyad Mahrez.
Ce sacre africain a changé à tout jamais les regards sur l’EN. « Depuis notre consécration à la CAN, l’Algérie est vue différemment par la CAF. Je peux vous assurer que nous sommes plus respectés. On est désormais logé à la même enseigne que l’Egypte, le Maroc ou encore la Tunisie», témoignait le secrétaire général de la FAF,
Mohamed Saad.
Ce triomphe sert aussi de point de départ à cette génération qui ne veut, en aucun cas, en rester là. Porté par un homme providentiel du nom de Djamel Belmadi, les Verts sont déterminés à écrire d’autres pages aussi glorieuses de leur histoire. «Nous ne sommes pas dans l’idée de prolonger l’euphorie. Sinon, c’est l’échec assuré. Je suis là pour envoyer ce message justement. C’est avec du travail qu’on a gagné à la CAN.
On est donc revenus rapidement à l’essentiel : le travail. Car nous devons faire partie des rares équipes à avoir remporté la Coupe continentale à deux reprises successives comment l’ont fait l’Egypte et le Cameroun», avait déclaré le sélectionneur national quelques semaines après le sacre. Peu de temps après, il placera la barre encore plus haut.
«La plupart des pays africains vont en Coupe du monde pour faire de la figuration. Mais moi, je pense qu’en 2022, l’Algérie ne sera pas là-bas pour donner des points mais plutôt pour arriver en finale et sur ce point, j’y travaille déjà», a ajouté Belamdi.
Le message est donc clair : les Verts ne risquent pas de dormir sur leurs lauriers. A peine le titre fêté en parfaite communion avec le public du 5-Juillet que les Verts se sont remis au travail, avec au menu une campagne éliminatoire à la CAN-2021 (depuis reportée à 2022) qui n’allait pas être de simples balades de plaisir. Tête de son groupe «H» avec six points, les coéquipiers de Mahrez ont démontré que le message de leur coach a été bien compris.
Un an après, l’EN s’est remise à travailler et gagner, et nous, fans inconditionnels, à rêver à d’autres conquêtes avec l’espoir fou de voir Mahrez et ses coéquipiers aller au bout au Qatar-2022. Pourquoi pas. Le rêve est permis.
Amar B.
Auteur: elmoudjahid
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