Cela fait un bon moment que la Santé trinque.  Au risque d’avaler la tasse, à force d’avoir pris sur elle, sans avoir rien vu venir en retour, qui serait de nature à arrêter le « massacre’. 

Et, comme de bien entendu, le coronavirus, pour en rajouter une « couche », n’a rien arrangé lorsqu’il a fallu, après avoir rafistolé avec tous les « bouts de ficelle », possibles et imaginables, se rendre compte, en prenant la pleine mesure de l’ampleur du désastre, qu’il fallait trouver la parade pour y remédier, et vite, avant que tout cela ne vire au drame…

 Les mains nues et la tête à découvert, la bonne volonté collective, de tous les actants du secteur, ne pouvant plus suffire à colmater toutes les «  béances », il a fallu en plus, que le corps médical et paramédical, dans nos hôpitaux publics qui affichent la « sinistrose », soit également en première ligne, à être dans l’obligation, d’essuyer par à-coups, la colère des familles de certains malades, que le Covid n’a pas épargné, et qui ont font porter la responsabilité, d’une manière injuste, au personnel soignant, au sein de structures hospitalières, incapables aujourd’hui d’assumer une si lourde charge, lorsque tout vient à manquer.

Ce qui s’est passé aux urgences de la Rabta, samedi dernier, dit assez où en sont arrivées les choses aujourd’hui, sous nos latitudes, lorsque des actants de la Santé, déjà, dépourvus du nécessaire pour exercer leur métier, et encourant tous les risques, dans cette conjoncture, particulièrement difficile, sont, de surcroît, attaqués par des intrus, munis d’armes blanches, entrés, par effraction, dans un hôpital, pas du tout sécurisé. Ce qui est le comble.

Les jeunes résidents et internistes , qui n’en peuvent plus, de devoir exercer, dans des conditions exécrables, en l’absence du matériel adéquat, d’un circuit- Covid pour désengorger les urgences, et en manque flagrant d’effectifs, pour les soulager un tant soit peu, afin qu’ils puissent faire face, et contenir le flot des demandes, sont en droit de décider de faire grève, -en faisant abstraction des cas de force majeure et des urgence extrêmes-, au moins, jusqu’à ce que les autorités de tutelle, qui jouent les  dérobades, n’assument leurs propres responsabilités. Cela n’a que trop duré.

Auteur: letemps1
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