La colère des jeunes étudiants déçus a failli se transformer en émeute. C’est ce qui a été observé avant-hier au niveau de l’établissement privé de formation paramédicale Avicenne de Annaba.

A u lendemain de l’annonce des résultats de l’examen final de la formation d’aide-soignant, le 28 octobre dernier, des centaines d’élèves ont été informés par leurs écoles privées respectives qu’ils sont recalés sans aucun recours.
La colère des jeunes étudiants déçus a failli se transformer en émeute.

C’est ce qui a été observé avant-hier au niveau de l’établissement privé de formation paramédicale Avicenne de Annaba. N’était l’intervention de la police, cette école aurait pu être incendiée. «Avec beaucoup de sacrifices, nous avons dépensé plus 500 000 DA entre frais de scolarité et dépenses secondaires.

Nous avons en majorité des moyennes générales des quatre semestres dépassant les 12 points. Après l’examen final on nous signifie que nous sommes exclus pour une note éliminatoire et n’avons pas le droit au rattrapage.

Tout cela n’est pas normal. Nous sommes les seuls dans cette situation et l’Etat nous a abandonnés», se plaignent, en sanglotant, des dizaines de jeunes étudiants concernés par cette situation.

Situation confirmée par un patron d’école qui affirme : «Habituellement, les élèves ayant une note éliminatoire à l’examen final sont recalés vers l’examen suivant. Cette fois-ci, ils ont été informés qu’ils allaient être éliminés et refaire les deux années. Tout cela est sans assise juridique claire, et surtout que ces étudiants n’ont pas été avertis de ce changement

Il faut savoir que la formation d’aide-soignant de santé publique dure 24 mois et comporte 15 stages pratiques dans des structures de santé privées ou publiques selon un programme bien défini.

Chaque semestre est validé et les résultats sont communiqués au ministère de la Santé (MSPRH) au niveau de la direction de la formation. Au terme de ce cursus et suite à un examen final organisé le 8 et le 23 septembre 2021, par le ministère de la santé l’étudiant aura un diplôme
d’Etat.

FORMATION TRÈS CRITIQUÉE

Comment est organisé l’examen final de cette formation, très critiquée ? A cette interrogation, plusieurs professionnels répondent : «Lors des examens, les écoles sont reparties avec leur identification, sans aucun anonymat. Ce qui est absurde et peut donner lieu à des dépassements. Pour une impartialité totale, tous les examens, écrit et oral doivent être anonymes. Outre l’absence de l’anonymat, les élèves ne passent jamais un examen blanc à la manière du bac par exemple.»

Selon toujours les mêmes professionnels de ce secteur de formation, «il y a plusieurs problèmes à relever notamment au niveau organisationnel.

La délivrance de l’agrément reste cloîtrée à la manière des notaires, c’est-à-dire seuls les professeurs d’enseignement paramédical (PEPM) sont tolérés pour la direction pédagogique d’un établissement de formation paramédicale. Alors que la loi stipule qu’il peut aussi être de formation supérieure et ayant une expérience d’au moins cinq ans dans la formation paramédicale.

Les contrats sont généralement mal élaborés et il y a même des patrons d’école qui proposent aux candidats à cette formation un succès garanti avec un poste de travail au terme de la formation».

«Notre droit à l’examen de rattrapage figure dans l’article 22 du contrat, signé avec l’école de formation. Nous réclamons notre droit tout simplement», indiquent des centaines d’étudiants qui crient à l’injustice et s’en remettent au président de la République pour mettre fin à cet abus dont ils sont les victimes.

M-F. Gaidi

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Auteur: Anis Khecheba
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