Des femmes qui se font violer, torturer à mort, et bafouer après avoir rendu l’âme, il y en a en quantité impressionnante à travers le territoire. Il arrive que l’on en parle. On le fait plus volontiers sur les réseaux sociaux qui servent autant de défouloir qu’à la dénonciation de pervers sexuels et autres brutes épaisses qui sévissent souvent, hélas, avec l’assentiment d’un environnement gagné à la violence. 
Une catégorie d’individus utile aux criminels du genre. À ceux qui choisissent leurs proies en fonction de leur capacité à se défendre et qui,  étonnamment, ne s’en prennent jamais à qui est mieux armé physiquement. 
À quelqu’un qui  pourrait leur faire passer l’envie de jouer les caïds et d’en finir avec quiconque ne se soumettrait pas à leur diktat. Comment guérir cette faune meurtrière de ses certitudes ou, à défaut, en finir avec les agressions qui vont crescendo en l’absence de mesures plus sérieusement dissuasives ? Je parlais, plus haut, des réseaux sociaux et de leur influence pernicieuse sur une population déjà programmée pour applaudir et justifier les actes criminels qui coûtent la vie à celles qui ne réussissent pas à échapper à leurs bourreaux. 
Les associations qui travaillent sur la violence maîtrisent parfaitement la question de ces hommes auxquels une société qui subit, parce que formatée pour acquiescer, offre fréquemment le moyen de s’en sortir avec un minimum de sanctions. 
Une conscience, c’est quoi et comment s’en fabriquer une qui réconforte ? Ce qui choque le plus dans les affaires de violences contre les femmes qui aboutissent à leur meurtre, c’est toute cette énergie dépensée par celles et ceux qui, tout en faisant mine de compatir, inventeront aux victimes une histoire sordide qui justifie le crime. Comme lorsque, durant le terrorisme, on expliquait systématiquement pourquoi une victime avait était massacrée. Ceux qui me feront toujours hurler, ce sont ces médecins, avocats et tous ces autres pseudo-intellos, qui, toute honte bue, montent au créneau pour grignoter quelque crédibilité, peu importe qu’elle soit douteuse, auprès de populations prématurément acquises à la malveillance.
M. B.

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