Indice chakchouka : –20 % en un an, l’exception du panier tunisienIndice chakchouka : –20 % en un an, l’exception du panier tunisien

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La chakchouka appartient à cette catégorie de plats que l’on prépare presque sans y penser. Elle n’a pas le prestige cérémoniel du couscous, ni le poids symbolique des plats de viande. Elle relève du quotidien : quelques légumes, des œufs, un peu d’huile, des épices, et la table est servie.

C’est précisément cette simplicité qui en fait un indicateur intéressant du panier tunisien.

Car la chakchouka ne raconte pas seulement combien coûte un plat populaire. Elle montre comment un prix peut se répartir lorsqu’aucun ingrédient ne capte l’essentiel de l’addition.

Dans notre série d’indices, les plats dessinent désormais une échelle très nette de concentration du coût :

– La makrouna à la viande représente le cas extrême : la viande bovine absorbe près de 90 % du prix total.

-La loubia reste fortement dominée par la viande, autour de 75 %.

– Le couscous au poulet introduit une structure plus distribuée, avec un poulet qui pèse 55 % du total.

– La chakchouka pousse cette logique encore plus loin : les œufs représentent 38 % du prix, face à une base végétale qui en représente environ 40 %.

La chakchouka n’est donc pas l’inverse du couscous. Elle en est le prolongement le plus équilibré.

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Auteur: Khaled Hadj Ali
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