S’exprimant à l’occasion de la clôture d’une session de formation sur la veille stratégique et l’intelligence économique au profit des cadres de groupes industriels et d’organismes sous tutelle de son département, M. Aït Ali a affirmé que l’installation des cellules de veille passe d’abord par la formation des cadres d’entreprises dans ce domaine qui seront chargés à leur tour d’installer les cellules de veille au niveau des entreprises et des institutions.
Le rôle de ces cellules de veille consiste à aider les managers à anticiper l’évolution de l’environnent de leur entreprise, les mutations qui pourraient se produire dans le moyen et le long terme, prévoir les solutions et prendre les bonnes décisions au bon moment, a-t-il expliqué.
Outre les prospectives sur l’environnement de l’entreprise, «les cellules de veille anticipent également sur les catastrophes naturelles et les crises économiques probables qui pourraient l’impacter afin de trouver les solutions appropriées pour y faire face», a-t-il noté. M. Aït Ali a relevé que les entreprises nationales du secteur public ou privé fonctionnent «au jour le jour», sans veille stratégique qui leur permettent d’entreprendre des solutions et des stratégies basée sur des informations fiables. «Tout le système économique algérien fonctionne au jour le jour et l’utilité de telle formation justement c’est d’avoir des cadres qui soient capables de nous éclairer sur l’avenir proche et lointain de nos entreprises», a-t-il insisté, en attribuant la conjoncture peu reluisante des entreprises nationales à l’absence de veille stratégique, qui est «une nécessité incontournable dans un monde économique concurrentiel». Abondant dans le même sens, le directeur général de la veille stratégique, des études et des systèmes d’information au ministère, Youcef Bouaraba, considère que «toute entreprise qui ne dispose pas de données et de connaissances sur son environnement socio-économique et d’outils pour anticiper sur les situations auxquelles elle sera confrontée, est une entreprise vouée à l’échec»
Il a affirmé que l’intelligence économique et la veille stratégique sont le nerf de la guerre pour toute entreprise qui aspire à la compétitivité dans un monde très concurrentiel.
Il a tenu à préciser que l’intelligence économique, une discipline existante au niveau international depuis les années 90, n’a fait son introduction effective en Algérie qu’en 2018 où le ministère a lancé un programme de formation d’une année au profit de 190 cadres de groupes industriels, des cadres du ministère de l’Industrie et des mines et des organismes sous tutelle. Le deuxième programme de formation pour 2020 a été lancé ce mois à l’intention de 134 cadres.
Les prochaines formations seront élargies aux directions de l’industrie et des mines de wilaya et au secteur privé, selon le même responsable.
Auteur: elmoudjahid
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