La 3e édition de la Journée nationale de l’industrie se tiendra les 3 et 4 novembre 2025 à Rabat, placée sous le thème: «Le Made in Morocco: gage de qualité, de compétitivité et levier de développement intégré des territoires».

Le secteur automobile confirme son statut de fer de lance de l’industrie marocaine. Premier contributeur à la valeur ajoutée manufacturière, il incarne la stratégie nationale de compétitivité, d’intégration territoriale et d’ancrage dans les chaînes de valeur mondiales (Ph. L’Economiste)
Co-organisée par le ministère de l’Industrie et du Commerce et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), cette édition marque une étape décisive dans la consolidation d’un modèle industriel marocain résilient, innovant et ancré dans les territoires.
Au cœur du programme, le lancement officiel du label «Made in Morocco» symbolisera la volonté commune de l’Etat et du secteur privé de valoriser les produits nationaux à haute valeur ajoutée. Ce label, présenté comme un gage de qualité et de traçabilité, vise à renforcer la confiance des consommateurs locaux et internationaux, tout en positionnant le Maroc sur des segments stratégiques de la chaîne de valeur mondiale. Une vitrine-exposition accompagnera cet acte fondateur, mettant en lumière le savoir-faire national à travers des entreprises pionnières dans l’aéronautique, la pharmacie, l’agroalimentaire, les énergies renouvelables ou encore l’industrie électrique. Cette journée réaffirme la volonté commune de l’Etat et du secteur privé d’accélérer la transformation industrielle du Maroc en lien avec les priorités de souveraineté nationale, de compétitivité et d’équité territoriale.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF, octobre 2025), la valeur ajoutée du secteur manufacturier a progressé de 5,2% au premier semestre 2025, contre seulement 2,2% un an plus tôt. Ce rebond s’explique par une dynamique sectorielle solide: +18% dans la fabrication de matériel de transport, +30% dans le matériel électrique, +7,5% dans les produits pharmaceutiques et +32% dans l’industrie plastique et du caoutchouc. Les secteurs du textile et cuir, de la mécanique, de la chimie et de l’agroalimentaire affichent tous des hausses significatives de leur taux d’utilisation des capacités de production, confirmant une reprise généralisée et durable.
Des filières d’avenir au service de la compétitivité. La journée de l’industrie mettra en débat plusieurs axes stratégiques dont notamment: «L’attractivité de la plateforme industrielle marocaine», «le développement et l’intégration des territoires», «l’innovation et les talents au service des filières industrielles d’avenir» ou encore «l’intelligence économique comme levier de compétitivité internationale». Sans oublier, «les grands chantiers nationaux comme moteurs de la transformation industrielle».
Ces thèmes reflètent une vision claire. Celle d’une industrialisation inclusive, qui ne se limite pas aux pôles urbains, mais irrigue l’ensemble du territoire national. L’objectif est double: renforcer la souveraineté économique tout en répondant aux exigences d’un commerce mondial en pleine mutation.
Nouvelle culture industrielle
La 3e journée nationale de l’industrie sera marquée par la signature de conventions et la remise des trophées de l’industrie, une cérémonie destinée à récompenser les entreprises les plus engagées dans l’innovation, la durabilité et l’intégration territoriale. Ces distinctions ne sont pas seulement symboliques. Elles incarnent une nouvelle culture industrielle, où la qualité, la responsabilité et la compétitivité vont de pair. En somme, l’évènement ne se contente pas de célébrer l’industrie marocaine, elle la projette résolument vers l’avenir, en faisant du «Made in Morocco» non seulement un label, mais une stratégie nationale de développement durable, intégré et compétitif.
Le Maroc, phare du «régionalisme ouvert» salué à Genève
Dans un contexte international marqué par la fragmentation des chaînes d’approvisionnement et la montée des barrières commerciales, le Maroc mise sur un «régionalisme ouvert et compétitif», comme l’a récemment rappelé le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, à Genève lors de la 16ᵉ session de la Cnuced. Grâce à une centaine d’accords de libre-échange, le Royaume se positionne comme un hub logistique et industriel entre l’Afrique, l’Europe et l’Atlantique, capable d’attirer les investissements tout en transférant son expertise via une coopération Sud-Sud efficace. «Le Maroc est un modèle pour nous dans la gestion portuaire, les guichets uniques, les partenariats public-privé, et dans sa capacité à transférer son expertise vers d’autres régions à travers une coopération sud-sud efficace…», a salué Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Cnuced, confirmant la reconnaissance internationale du modèle marocain.
Fatim-Zahra TOHRY
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Auteur: Fatim-Zahra TOHRY
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