Depuis le début des grosses pluies, plusieurs axes routiers sont régulièrement coupés du fait des ouvrages de franchissement emportés par les eaux en furie.
l’axe Mora-Dabanga-Kousserie s’est trouvé coupé car le pont au niveau de Tchakamarie a été emporté, pendant qu’on cherche encore une solution pour le pont de Palar à Maroua qui a cédé et a été importé par les eaux.
Ce sont les buses qui étaient emportées, obligeant l’interruption de la circulation sur les axes Dschang Santchou-Douala, la route conduisant à l’aéroport de Douala par le collège Saint Michel, tout comme une buse sur la route Yaoundé-Douala, obligeant à la création urgente d’une déviation après plusieurs heures d’interruption de la circulation.
Avec cette saison de pluies, ces incidents se multiplient. Parfois avec une rapidité déconcertante. Et malheureusement, c’est à ce moment que reviennent en mémoire les alertes données bien avant soit sur les détériorations de ces ouvrages, soit sur la mauvaise qualité du travail constaté lors de leur construction et de leur réception. Comme toujours, ces alertes n’émeuvent personne tant qu’un drame ou un incident n’est pas arrivé. Dans le cas des ponts dans l’Extrême-Nord en observant la qualité de leur construction, il est facile de constater que les pourtours des massifs de fondation et les culées ne sont pas la plupart de temps bien enracinés, mais surtout protégés contre les eaux surtout de crue. Or tout observateur averti sait que les crues sont permanentes dans cette région en saison de pluies, la violence des eaux remarquable et surtout les sols friables. Pour le reste il s’agit aussi des entretiens réguliers qui ne sont pas réalisés afin de circonscrire les détériorations et prévenir leur destruction accidentelle lors des crues.
Il est d’ailleurs loisible de constater que c’est avec la destruction du pont de Palar à Maroua, que les autorités constatant que le seul passage restant étant le « Pont vert », se sont penchés et intéressés aux dommages que ce pont subissait depuis et qui avaient été déjà portés à leur attention. Actuellement du fait de cette négligence, certaines parties de l’Extrême-nord sont coupées, compliquant la tache à nos forces de défenses, lorsqu’on sait que Boko Haram profite de cette saison pour marquer des coups macabres. Il appartient donc au ministère des Travaux publics de rendre vraiment opérationnel ses équipes d’interventions, lesquelles doivent rester en veille opérationnelle dans une synergie avec les différentes autorités administratives et communales.
Antony DAKA
Auteur: La rédaction
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