Dès l’annonce par le Forum de la société civile pour le changement de la liste des 13 personnalités nationales proposées pour gérer et mener la médiation et le dialogue national, les internautes à travers les réseaux sociaux notamment Facebook, ont été partagés entre approbation et désapprobation. Certains ont émis des réserves à propos de certains noms figurant sur la liste, tandis que d’autres ont accueilli cette liste favorablement, soulignant que la situation actuelle du pays exige de ne plus perde de temps et de mettre tout le monde autour de la table pour le dialogue. En effet, de nombreuses personnalités ont réagi à cette liste qui comprend d’anciens hauts responsables, des juristes, syndicalistes et académiciens.
Le président du Forum de la société civile pour le changement, Abderrahmane Arar, a estimé que la liste des 13 personnalités établie par le forum «n’est pas définitive». «Nous sommes la force de proposition et nous avons choisi des personnalités. Nous avons travaillé dur. Celui qui a une autre alternative n’a qu’à la proposer à son tour», a affirmé M. Arar.
Il a exprimé son étonnement quant à certaines voix critiques qui ont qualifié la liste de «pièce théâtrale, et non-représentative», tout en précisant que «les personnalités que nous proposons ne feront pas partie du dialogue, mais géreront et mèneront un dialogue entre toutes les parties, y compris les citoyens».
Il a fait savoir que depuis la fin du mois de Ramadhan, le Forum a œuvré pour proposer une solution à la situation que vit le pays. Il a enfin décidé de choisir des personnalités pour diriger et mener le dialogue national.
En ce qui concerne Djamila Bouhired, Ahmed Taleb Brahimi ainsi que les deux anciens Premiers ministres, Mouloud Hamrouche et Mokdad Sifi, il a affirmé que c’est le Forum qui a suggéré leurs noms pour ce qu’ils représentent et en tant que symboles acceptés par le peuple, comme ils sont aussi cités par le mouvement populaire. Les autres personnalités ont été contactées et «nous leur avons expliqué l’idée avant d’obtenir leur accord quant à cette initiative», a-t-il déclaré.
Selon M. Arar, le dialogue doit être précédé de ce qu’il a qualifié de «mesures de confiance et d’apaisement de la part du pouvoir», telles que l’ouverture des issues et des routes devant les manifestants les mardis et vendredis.
«Les résultats et décisions de l’instance dirigeante du dialogue seront contraignants pour toutes les parties, y compris le pouvoir, car elles seront concrétisées sur le terrain et nous n’avons plus de temps à perdre», a-t-il affirmé.
Pour rappel, le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a qualifié jeudi dernier, de «pas positif» l’initiative du Forum de la société civile pour le changement qui a proposé une liste de personnalités nationales pour mener le processus du dialogue, annonçant que des consultations seront engagées pour la «constitution de ce panel», dont la composition définitive sera annoncée «prochainement».
Le chef de l’Etat a pris connaissance du contenu de la communication faite le 17 juillet 2019, par le Forum et considère qu’il s’agit d’un pas positif dans le sens de la concrétisation de la démarche proposée par l’Etat, a indiqué la présidence de la République dans un communiqué. M. Bensalah a considéré, à ce titre, cette proposition «de nature à servir de base pour la constitution du panel de personnalités nationales appelées à mener le processus de facilitation du dialogue», a ajouté la présidence de la République.
Comme souhaité par les concitoyens, ces personnalités devaient être crédibles, indépendantes, sans affiliation partisane et sans ambition électorale.
Des personnalités qui émergent du fait de leur autorité morale ou de leur légitimité historique, politique ou socioprofessionnelle, a souligné le communiqué.
Salima Ettouahria

Auteur: elmoudjahid
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