De nombreuses arrestations ou des procès, notamment d’activistes du hirak, ont eu lieu ces derniers jours, à travers plusieurs wilayas du pays. La situation semble inquiéter au plus haut point les défenseurs des libertés et des droits de l’homme, qui n’ont cessé de lancer des appels pour la libération des détenus d’opinion.

Des pétitions sont épisodiquement lancées. Mais les choses ne semblent pas aller, a priori, dans le sens de l’«apaisement» souhaité par ceux-là. S’il y a eu, par moment, des grâces présidentielles qui ont touché des détenus du hirak, les arrestations, de leur avis, n’ont pas cessé. «Les arrestations ne se sont pas arrêtées depuis plus de deux ans, et il n’y a rien qui indique que le régime a l’intention de revenir à la normale, du moins à la situation d’avant juin 2019. Bien au contraire. Le régime a mis en place une stratégie sécuritaire pour museler, au nom de la ‘‘lutte antiterroriste’’, tous ceux qui s’opposent à lui. Des personnes ont été poursuivies pour leur appartenance au MAK ou à Rachad, alors qu’en réalité, elles n’ont aucun lien avec ces deux organisations. Tout adversaire politique qui dérangerait le régime risquera d’être accusé, à tort, de terrorisme, au nom du MAK et de Rachad, alors qu’il n’a aucun lien avec ces derniers», nous a déclaré à ce propos l’avocat Abdelghani Badi.

*Retrouvez l’intégralité de nos articles sur la version papier

L’article Inquiétudes des défenseurs des droits de l’homme est apparu en premier sur El Watan.

Auteur: Hicham Chouadria
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.