Essaouira – Les efforts entrepris depuis quelques années par le Maroc en vue du classement de l’art gnaoui sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité de l’UNESCO, ont été mis en avant jeudi à Essaouira.
Lors d’une rencontre avec les maâlems gnaouis, tenue dans le cadre de la 22è édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde (20 au 23 juin), les organisateurs ont souligné l’importance de l’inscription sur la liste de l’UNESCO, de ce patrimoine séculaire illustrant l’ancrage africain du Royaume.
Il s’agira d’une nouvelle consécration du patrimoine national en général et de la musique gnaoua en particulier, qui constitue un héritage musical universel et humain et une expérience symbolique du vivre en commun dans la diversité ethnique et culturelle au Maroc, ont-ils indiqué, mettant en avant l’importance de cette future consécration dans le renforcement de l’internationalisation de ce patrimoine.
Ils ont, en outre, rappelé que lors de la 14è réunion annuelle prévue en décembre prochain à Bogota (Colombie), la commission relevant de l’UNESCO devrait décider du classement du patrimoine gnaoui sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité, notant qu’il s’agit là d’une étape très importante dans l’histoire de ce legs.
Les différents intervenants ont loué aussi tout le travail accompli pour mettre en exergue l’art gnaoui et faire connaître ce patrimoine à l’échelle planétaire, notant que Gnaoua en tant qu’art, culture et patrimoine mérite d’être déclaré patrimoine universel pour toute l’Humanité et qu’il soit promu et protégé pour les générations montantes.
Sur un autre registre, ils ont mis l’accent sur le rôle joué par le Festival Gnaoua et Musiques du Monde dans la promotion de ce patrimoine séculaire au-delà des frontières nationales, et dans la reconsidération à manifester à l’adresse de tous les maâlems qui ont beaucoup donné à ce patrimoine authentique.
Intervenant à cette occasion, Mme Neila Tazi Abdi, productrice du Festival Gnaoua et Musiques du Monde, a mis en avant les efforts déployés par plusieurs intervenants à savoir l’Etat, à travers le ministère de la culture, ainsi que des acteurs engagés de la société civile pour que cette candidature puisse aboutir, insistant sur la mobilisation accrue des Maâlems gnaouis pour la promotion de ce patrimoine.
L’inscription du patrimoine gnaoui sur la liste de l’UNESCO relève de la responsabilité de tous, a-t-elle insisté, annonçant l’organisation prochaine d’une journée d’étude pour focaliser dans les détails sur le classement de Gnaoua comme patrimoine culturel immatériel de l’Humanité et sur les avantages qu’une telle reconnaissance peut procurer en termes de promotion et de pérennisation de cet art ancestral mais aussi de consolidation de son universalité.
Mme Tazi s’est félicitée également de la participation remarquable de 32 maâlems ganaouis à cette nouvelle édition du Festival Gnaoua qui promet déjà des spectacles hallucinants et de beaux moments de détente et de liesse.
Auteur: Meriem IGASS
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.