Le président de la République élu, Abdelmadjid Tebboune, a prêté serment, jeudi dernier, lors d’une cérémonie organisée au Palais des nations à Alger. L’investiture s’est déroulée en présence du chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, du président du Conseil de la nation par intérim, Salah Goudjil, du président de l’APN, Slimane Chenine, du Premier ministre, Nourredine Bedoui, du général de corps d’Armée, Ahmed Gaid Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, des membres du gouvernement, des personnalités nationales, des hauts cadres civils et militaires, des représentants du mouvement associatif ainsi que des représentants du corps diplomatique accrédité à Alger.
L’on notera également la présence des quatre autres candidats à la présidentielle du 12 décembre dernier, Ali Benflis, Abdelkader Bengrina, Azzedine Mihoubi et Abdelaziz Belaïd. Le président de l’ANIE, Mohamed Charfi, ainsi que des membres de cette autorité ont aussi pris part à cette cérémonie, au même titre que d’anciens présidents de l’APN, dont Abdelaziz Belkhadem, Abdelaziz Ziari, Karim Younes, également président du comité du dialogue, et Salim Labatcha, SG de l’UGTA.
Il est 10h. Le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, arrive au Palais des nations. Il est accueilli par le président du Conseil de la nation par intérim, Salah Goudjil, le président de l’APN, Slimane Chenine, le Premier ministre, Nourredine Bedoui, le vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, le général de corps d’Armée, Ahmed Gaid Salah.
Quelques minutes plus tard, le Président élu, Abdelmadjid Tebboune, entre dans la salle sous les applaudissements. Le président du Conseil constitutionnel, Kamel Feniche, a rappelé, dans son intervention consacrée aux procédures protocolaires, les résultats définitifs de l’élection présidentielle.
Le Président Tebboune a alors prêté serment, la main droite sur le Coran, devant le premier président de la Cour suprême, Abderrachid Tabbi, conformément à l’article 89 de la Constitution, qui stipule que «le président de la République prête serment devant le peuple et en présence de toutes les hautes instances de la nation, dans la semaine qui suit son élection. Il entre en fonction aussitôt après sa prestation de serment» et la passation de pouvoir, a tenu à rappeler le président du Conseil constitutionnel, Kamel Feniche. Après la prestation de serment, le président de la République a été décoré de l’Ordre du Mérite national du rang ‘‘Sadr’’ par le chef de l’Etat sortant, Abdelkader Bensalah.
Neïla Benrahal
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Le président Tebboune prend officiellement ses fonctions
M. Abdelmadjid Tebboune a pris officiellement, jeudi, ses fonctions en tant que Président de la République. A son arrivée au siège de la présidence de la République, le Président Tebboune a passé en revue un détachement de la Garde républicaine qui lui a rendu les honneurs et salué l’emblème national, pour être ensuite accueilli par le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, avant de se diriger vers son bureau.
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BIO-EXPRESS du nouveau Président
Le nouveau président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a pris officiellement jeudi ses fonctions, a occupé plusieurs hautes fonctions au sein de l’Etat.
Né le 17 novembre 1945 à Mecheria, dans la wilaya de Naâma, M. Tebboune a occupé plusieurs postes ministériels, dont le dernier était celui de Premier ministre, de mai 2017 au mois d’août de la même année.
Diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA), spécialité économie et finances (1965-1969), il a occupé les postes de ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, chargé des collectivités locales (1991-1992), ministre de la Communication et de la Culture (1999), ministre des Collectivités locales (2000-2001) et ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme
(2001-2002).
En 2012, M. Tebboune retrouve
le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme. Son département ministériel est élargi en 2013
à la Ville.
Avant sa nomination au poste de Premier ministre en mai 2017, il a assuré l’intérim du ministère du Commerce suite à l’absence prolongée pour maladie du défunt Bakhti Belaib.
M. Tebboune a occupé, auparavant, les postes de secrétaire général des wilayas de Djelfa, Adrar, Batna et M’sila et wali d’Adrar, Tiaret et Tizi-Ouzou.
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Les chefs d’état et présidents de l’Algérie depuis l’indépendance
M. Abdelmadjid Tebboune a pris officiellement jeudi ses fonctions en tant que Président de la République.
Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la nation, a occupé le poste de chef de l’Etat, conformément à la Constitution. Depuis son indépendance du joug colonial français en 1962 à ce jour, l’Algérie a été dirigée par plusieurs présidents et chefs d’Etat: Le premier fut Ahmed Ben Bella, une des figures emblématiques de la lutte algérienne contre l’occupation française à être à la tête de l’Etat algérien, entre 1963 et 1965, avant d’être renversé par Houari Boumediene le 19 juin 1965. Ce dernier est chef d’Etat de 1965 à 1976, puis élu président de la République en décembre 1976. Il occupa ce poste jusqu’à sa mort le 28 décembre 1978.
Après une courte période d’intérim assurée par Rabah Bitat, une autre figure de la lutte de Libération nationale, Chadli Bendjedid, a été élu président de la République le 7 février 1979, à l’issue d’une élection présidentielle. Il a été réélu deux fois consécutives en 1984 et en 1989, avant de remettre sa démission le 11 janvier 1992 au Conseil constitutionnel.
En janvier 1992, Mohamed Boudiaf est rentré au pays et fut nommé président du Haut comité d’Etat (HCE), composé de cinq membres. Il est assassiné le 29 juin de la même année à Annaba. A partir de cette date, le HCE a été confié à Ali Kafi, ancien colonel de l’Armée de libération nationale (ALN) et président de l’Organisation nationale des Moudjahidine (ONM), jusqu’à la fin du mandat de cette institution en 1994. Liamine Zeroual, après avoir assuré une période de transition, a organisé des élections présidentielles pluralistes en 1995 qu’il remporte.
En 1999, Zeroual décide d’interrompre son mandat présidentiel et organise des élections anticipées, remportées par Abdelaziz Bouteflika, qui a dirigé l’Algérie en briguant un troisième, puis un quatrième mandat, après amendement de la Constitution.
En avril 2019, malgré un état de santé détérioré, Bouteflika annonce sa volonté de se présenter pour un 5e mandat pour une élection présidentielle prévue en avril 2019. Il a été contraint à la démission par le Hirak.
Auteur: elmoudjahid
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