
Les mesures prises par Bouteflika ne semblent pas séduire grand monde à Jijel au vu des discussions dans les cafés rouverts ce mardi bien que les marchés de fruits et légumes et certaines boutiques ont toujours les rideaux baissés.
Les épiciers et les boulangers ont pour la plupart rouverts leurs boutiques bien certains soutiennent qu’ils n’ont plus rien à vendre en l’absence d’un réapprovisionnement des grossistes. Sur le plan politique, d’aucuns jugent la pilule amère d’autant soutient-on qu’on s’attendait à des mesures courageuses et plus radicales.
Ainsi, dès l’annonce de la lettre de Bouteflika, des grappes de jeunes ont investi dans la nuit de lundi, certaines artères de la ville de Jijel pour scander notamment « Makanch hatachi ya ouled frança » (Il n’y a rien, fils de la France) alors que sur écriteau brandi par un jeune, on pouvait lire « Nourid iskat ennidam 100% » (Nous voulons la chute du régime à 100%).
Dans la matinée, le premier mouvement constaté a concerné quelques dizaines de lycéens qui ont déserté leurs établissements pour se réunir près du siège de la mairie en guise de réprobation des mesures prises par le « nidham » (régime) comme ils disent.
Côté entreprises, c’est surtout les agents de la SDE (Sonelgaz) qui suivent l’appel de leur syndicat puisque comme nous l’avons constaté, ils assurent un piquet de grève devant leur direction à Jijel.
Enfin, à l’université les étudiants des deux campus (Tassoust et Jijel) se sont rassemblés au niveau de celui du chef-lieu de wilaya pour marquer leur rejet des mesures annoncées ce lundi et dont certains se disent même choqués que le président « avance qu’il n’ait jamais eu l’intention de briguer un 5èmemandat »
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Auteur: Mourad Hachid
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