JORT – Crédits agricoles : la BCT revoit les barèmes, jusqu’à 1 930 dinars par hectareJORT – Crédits agricoles : la BCT revoit les barèmes, jusqu’à 1 930 dinars par hectare

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a révisé les barèmes d’intervention bancaire applicables à plusieurs crédits de cultures, avec de nouveaux montants de référence pour le blé, les légumineuses, l’orge et certaines cultures fourragères.

La nouvelle grille figure dans la circulaire aux banques n°7 de 2026, datée du 7 août et publiée au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) n°83 du 18 août 2026. Elle actualise les barèmes prévus par la circulaire BCT n°47 du 23 décembre 1987 relative notamment aux modalités d’octroi, de contrôle et de refinancement des crédits.

Selon les cultures et leur mode de production, le nouveau barème peut atteindre 1 930 dinars par hectare. Ce montant constitue toutefois un maximum d’intervention bancaire et non une somme automatiquement accordée à chaque exploitant.

Blé et légumineuses : jusqu’à 1 930 dinars par hectare

Pour le blé dur, le blé tendre et les légumineuses, la nouvelle grille distingue les cultures en sec selon deux zones et les cultures irriguées.

Le barème maximal est fixé à :

  • 1 415 dinars par hectare en zone 1 pour les cultures en sec ;
  • 1 175 dinars par hectare en zone 2 pour les cultures en sec ;
  • 1 930 dinars par hectare pour les cultures irriguées.

L’échéance indiquée dans la grille est fixée au 31 août.

Orge : trois barèmes selon la zone

Pour l’orge cultivée en sec, la BCT retient trois niveaux de barème selon la zone concernée :

  • 940 dinars par hectare en zone 1 ;
  • 890 dinars par hectare en zone 2 ;
  • 350 dinars par hectare en zone 3.

L’échéance de remboursement indiquée est également fixée au 31 août.

Le texte publié au JORT mentionne ces trois zones sans en redéfinir le découpage géographique dans cette circulaire. La détermination de la zone applicable à une exploitation doit donc se faire à partir du dispositif réglementaire correspondant.

Fourrages : jusqu’à 1 260 dinars par hectare

Les cultures fourragères figurent également dans le nouveau tableau.

Pour les fourrages d’hiver en sec, le barème maximal est fixé à 1 030 dinars par hectare, avec une échéance au 31 août.

Pour les fourrages d’été irrigués, le plafond atteint 1 260 dinars par hectare, avec une échéance fixée au 30 septembre.

Les nouveaux barèmes

CultureMode / zoneBarème maximalÉchéance
Blé dur, blé tendre et légumineusesEn sec – zone 11 415 DT/ha31 août
Blé dur, blé tendre et légumineusesEn sec – zone 21 175 DT/ha31 août
Blé dur, blé tendre et légumineusesIrrigué1 930 DT/ha31 août
OrgeEn sec – zone 1940 DT/ha31 août
OrgeEn sec – zone 2890 DT/ha31 août
OrgeEn sec – zone 3350 DT/ha31 août
Fourrages d’hiverEn sec1 030 DT/ha31 août
Fourrages d’étéIrrigué1 260 DT/ha30 septembre
À noter : ces montants constituent des barèmes maximaux d’intervention bancaire. Le montant effectivement accordé dépend notamment de la superficie cultivée, des besoins prévisionnels, des rendements attendus et des quantités commercialisées lors des campagnes précédentes.

Ces montants correspondent aux barèmes reproduits dans le tableau annexé à la circulaire BCT publiée au JORT n°83 du 18 août 2026.

Un plafond de financement, pas une prime

C’est la précision essentielle pour lire correctement ces montants.

La BCT indique que les barèmes constituent des maximums. Le montant du crédit susceptible d’être accordé est ajusté par la banque en fonction de la situation de l’exploitation.

Le texte mentionne notamment la superficie cultivée, les dépenses et besoins prévisionnels ainsi que les rendements attendus et les quantités commercialisées lors des campagnes précédentes.

Ainsi, un barème de 1 930 DT par hectare ne signifie pas que tout exploitant concerné recevra automatiquement cette somme multipliée par le nombre d’hectares cultivés. Il s’agit du plafond de référence de l’intervention bancaire, le financement effectif restant lié aux caractéristiques du dossier examiné.

Il ne s’agit pas non plus d’une prime, d’une subvention ou d’une aide directement versée aux agriculteurs, mais d’un dispositif concernant les crédits bancaires destinés au financement des cultures.

Une actualisation d’un dispositif existant

La circulaire n°7 de 2026 ne crée pas un nouveau mécanisme de financement agricole.

Elle actualise des dispositions figurant dans l’annexe n°1 de la circulaire BCT n°47 du 23 décembre 1987, consacrée aux conditions d’octroi, de contrôle et de refinancement des crédits.

La nouvelle circulaire modifie ainsi les montants de référence applicables aux cultures concernées, ainsi que les échéances figurant dans la grille.

Une application à compter de sa publication

La circulaire prévoit son entrée en vigueur à compter de sa date de publication.

Publiée au JORT le 18 août 2026, la nouvelle grille devient donc applicable à partir de cette date.

Pour les exploitants concernés, le chiffre de 1 930 dinars par hectare constitue le plafond le plus élevé de la nouvelle grille, mais il doit être replacé dans son contexte : la culture concernée, le mode de production, la zone, la superficie et les caractéristiques du dossier déterminent le niveau de financement bancaire susceptible d’être retenu.

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Auteur: balkis T
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