« La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) et l’économie marocaine : Quels impacts ? », tel est le thème d’une journée étude qui aura lieu, le 8 avril prochain, à l’Ecole nationale de commerce et de gestion d’Oujda (ENCGO).

Cette journée d’étude, organisée par le Laboratoire de recherche en management territorial, intégré et fonctionnel (LARMATIF), se veut une plateforme d’échanges et de discussions entre universitaires, institutionnels et professionnels pour examiner et débattre des enjeux socioéconomiques et géostratégiques de la ZLECAF.

Les débats seront axés également sur « le cadre institutionnel et réglementaire de la ZLECAF », « le commerce intra-régional africain et la ZLECAF », « les opportunités et contraintes de la ZLECAF », « les facteurs clés de la réussite de la ZLECAF », « la ZLECAF et l’accélération des exportations marocaines vers l’Afrique » et « la ZLECAF et la transformation structurelle de l’économie marocaine ».

Plusieurs rapports et études portant sur l’Afrique considèrent la faible intégration régionale comme cause principale de la participation insuffisante du continent dans l’économie mondiale (à peine 5% du commerce mondial et 3% du PIB mondial en 2020), soulignent les organisateurs dans une note de présentation de cette rencontre.

Rappelant la signature par 44 pays africains de l’accord pour la création d’une Zone de libre échange continentale africaine, la même source fait remarquer que la ZLECAF représente une étape majeure dans l’achèvement réel de l’intégration économique de l’Afrique afin d’apporter la prospérité à son peuple, conformément à l’Agenda 2063 : « l’Afrique que nous voulons ».

Le Maroc, qui était parmi les premiers pays signataires de cet accord, a décidé de faire du développement socio-économique de l’Afrique l’une de ses priorités, en ce sens que les deux tiers des investissements directs à l’étranger du Maroc sont concentrés en Afrique. Cette adhésion permet aux entrepreneurs et aux investisseurs marocains de rayonner dans une zone de plus de 1,2 milliards d’individus et de 2,5 milliards à l’horizon de 2050.

« La libéralisation des échanges dans le cadre de cette zone offre une réelle opportunité pour booster les échanges et la croissance, réduire la pauvreté et faciliter l’intégration de l’Afrique dans les chaînes de valeur mondiales », estiment les organisateurs tout en mettant l’accent sur les nombreuses contraintes qui peuvent réduire les ambitions d’un tel accord (les infrastructures, les procédures douanières, les règles d’origine des marchandises, la sécurité, les conflits, les difficultés financières, etc).

Auteur: Soufiane ELAHMAR
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