Plus de 1.040 signalements de cas de maltraitance sur enfants ont été traités entre 2018 et le premier trimestre de l’année en cours. C’est ce que révèle la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine, qui annonce que 428 mesures au profit de ces enfants ont été prises par les services compétents relevant de ses services.

S’exprimant, hier, lors d’une cérémonie organisée à l’école de musique Cheikh Abdelkrim Dali de Kouba (Alger), à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’Enfance, placée sous le slogan de ‘‘Une enfance en sécurité, un futur radieux’’, Ghania Eddalia a confié également que plus de 5.880 enquêtes ont été enclenchées durant la même période et insisté sur l’importance «d’optimiser» le travail de prise en charge par son département de l’ensemble des signalements tout en veillant, en même temps, à collecter les données y afférentes et les analyser avec plus de détail.
«Ceci permettra de prendre l’ensemble des mesures urgentes pour permettre la prise en charge de ces enfants maltraités tant sur le volet social que sur le plan juridique», a-t-elle expliqué.
La ministre a, par ailleurs, rappelé la disponibilité d’un numéro vert dédié au signalement de toutes violences faites à l’encontre de la tranche juvénile et cité au passage les numéros 104 propre à la cellule spécialisée dans la protection de l’enfance auprès de la sûreté nationale et le numéro 55-10 de la gendarmerie nationale.
Ghania Eddalia s’est, d’autre part, longuement exprimée sur la question de la protection et la promotion des droits de l’enfant en annonçant le parachèvement de l’examen de l’ensemble des textes réglementaires inhérents à la loi de protection de l’enfance datant du 15 juillet 2015 (12-15) et la promulgation de deux décrets exécutifs parmi six autres, venant ainsi «consacrer» la réforme juridique pour la protection de l’enfant contre toutes formes de violence.
Mme Eddalia a mis, également, à profit cette opportunité pour appeler au renforcement du réseau institutionnel du secteur et évoqué dans la foulée la «nécessité» de revoir la cartographie institutionnelle de la protection de l’enfance à travers l’augmentation de centres spécialisés de 9 à 29, la révision de la loi portant sur la protection des personnes aux besoins spécifiques et le décret exécutif 223-18 définissant les conditions de création des centres spécialisés des enfants souffrant de déficience mentale.
La première responsable du secteur de la solidarité nationale a conclu son intervention en soutenant que son département ministériel fait de la protection de l’enfance une de ses priorités.
Pour rappel, pas moins 580 cas d’atteinte à l’enfance et pas moins de 5.000 appels ont été enregistrés par l’Organe national de la protection et de la promotion de l’enfance, avait, récemment, révélé, Taleb Abdelhakim, officier de police membre de cette instance, lors d’une conférence d’information portant sur le rôle de la Sûreté nationale dans la protection de l’enfance contre toute forme de violence, organisée, la semaine dernière, à l’École supérieure Ali-Tounsi de Châteauneuf (Alger), à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’Enfance, coïncidant chaque année avec le 1er juin.
À cette occasion, M. Taleb a indiqué que la loi n° 15-12 du 15 juillet 2015 relative à la protection de l’enfant constitue une avancée «notoire» dans ce domaine, et affirmé que plusieurs structures et mécanismes sont venus «renforcer» la protection de l’enfance, citant, en exemple, l’installation de la commission de coordination permanente travaillant continuellement avec 14 départements ministériels, en étroite collaboration avec les services de la DGSN.
 Sami Kaïdi

Auteur: elmoudjahid
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