Le Karaté/Do algérien a vécu des moments quelque peu perturbés ces derniers temps. Toutefois, la nouvelle Fédération Algérienne de Karaté/ Do est en train d’œuvrer pour que tout revienne à la normale sans le moindre accroc. Ayant fait le déplacement à notre rédaction, le président de la Fédération Algérienne de Karaté/Do, Mesdoui Slimane, accompagné de son directeur technique national, Hasnaoui Youcef, s’est exprimé sur la situation d’ensemble du karaté algérien. «On a tout fait pour assurer une meilleure stabilité. On peut dire qu’aujourd’hui tout
« baigne dans l’huile » du fait de l’adhésion de tous. Nos appels ont été reçus 5/5. On travaille aujourd’hui la main dans la main. Et en soi, c’est une très bonne chose pour nous tous du fait que l’on ne pense qu’à la concrétisation des objectifs qu’on s’est fixés. Il faut dire que pour le moment, on
« touche du bois », tout fonctionne comme on l’aurait souhaité. Et c’est ce qui fait qu’on travaille dans une ambiance bon enfant. C’est tant mieux pour nous ». Le karaté algérien avait été confronté à des ennuis de gestion et aussi des dépenses dépassant un peu trop les normes pour ne pas dire autre chose. Une situation qui avait eu des répercussions directes sur la participation de notre « élite » aux compétitions aussi bien nationales qu’internationales. A cet effet, le président de la FAK a tenu à éclaircir ce qu’il y a lieu de l’être. « On a trouvé à notre arrivée à la FAK des dettes de plus de 8 milliards de centimes. C’est énorme ! Toutefois, on était contraint d’adopter une politique d’austérité afin de revenir à un niveau des plus supportables. On avait alors adopté un nouveau barème concernant les primes et autres moyens d’intéressement aussi bien pour les arbitres, les entraîneurs que les athlètes eux-mêmes. Ceci nous avait permis de bien maîtriser les choses, surtout que la décision relative à la baisse des indemnités a été prise en assemblée générale. Fort de l’appui de la famille sportive du karaté/do, on a pu agir rapidement en toute transparence. Outre, les 4 milliards qu’on avait reçu du MJS, en plus de la prime de 1,5 milliard de centimes pour les indemnités des athlètes, mais aussi le 1,5 milliards qu’on avait trouvé dans les caisses, on a pu travailler aisément en arrivant à baisser notre déficit à un milliard seulement. On est très content de cette performance du fait que l’argent reste un peu l’atout qui peut nous permettre de réussir notre programme de travail. Il faut admettre que notre principal objectif, c’est de développer davantage nos participations sur le plan international où le karaté algérien a connu un certain recul ; il faudra faire en sorte de mettre plus d’athlètes algériens dans le circuit international par la participation aux grands tournois internationaux. On vise carrément l’olympisme». Il est certain que le karaté algérien à travers les propos de son président, Mesdoui Slimane, veut placer le plus grand nombre de nos athlètes au niveau mondial et notamment les JO de Tokyo en 2020. Les chances algériennes sont évidentes, même s’il faudra travailler un peu plus pour ne plus se contenter du peu comme le dit le fameux slogan de Pierre de Coubertin « l’essentiel, c’est de participer ». Il est évident que l’affaire de Kamélia Hadj Saïd qui avait fait « couler beaucoup d’encre » avait fait des « couacs » au sein de la FAK. On avait énormément parlé de la non-participation de l’équipe de Kata au championnat d’Afrique. Finalement, et après une période où l’incompréhension avait régné en maître, les choses font partie désormais du passé. Le DTN, Hasnaoui Youcef, avance quant à lui « qu’il s’agit d’une affaire technique. D’ailleurs, l’équipe qui avait représenté l’Algérie a été couronnée de l’or. Aujourd’hui, les choses sont rentrées dans l’ordre et Kamélia Hadj Saïd est revenue à la Fédération et on compte sur elle au même titre que les autres athlètes. On ne ferme la porte à personne. On veut avoir une équipe soudée qui oeuvrera pour le bienfait de notre Karaté ». Dans la foulée, Mesoui Slimane ajoutera pour appuyer ses dires : « Notre objectif, c’est de permettre à l’Algérie de monter sur le podium, notamment lors des prochains Jeux olympiques qui auront lieu à Tokyo en 2020. On compte faire sortir une pléiade de jeunes karatékas ambitieux qui peuvent nous valoir bien des satisfactions. On, pense à Matoub Lamia, Daïkhi Hocine, mais aussi Kamélia Hadj Saïd et bien d’autres. On ne ferme pas les portes aux talents. Et Dieu seul sait s’ils sont nombreux ». « On est certain que l’avenir sera meilleur», avait-il conclu.
H.G.
Auteur: elmoudjahid
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