Safi – Khadija Bouab est une figure féminine vouée depuis les années soixante du siècle dernier, à l’action associative et sociale dans la ville de Safi, préférant contribuer à sa manière dans la participation et du soutien des différentes initiatives caritatives visant à venir en aide aux autres notamment les femmes en situation de précarité et les enfants abandonnés.
Cette sexagénaire, qui a débuté le bénévolat en adhérant en 1969, à l’Union nationale des femmes du Maroc (UNFM) en étant parmi les pionnières et les fondatrices de la section de l’Union à Safi, se rappelle très bien que son premier projet consistait en la lutte contre l’analphabétisme et la diffusion du savoir auprès des femmes en tant que projet national visant à contribuer à l’édification d’un mouvement féminin marocain épanoui et cultivé.
Dans ce contexte, elle a contribué à l’ouverture de 03 écoles à Safi (Ecoles Biyada, Ghiatti et Trab Sini), destinées à lutter contre l’analphabétisme avec l’aide de femmes bénévoles, qui n’ont pas hésité à soutenir ce projet à caractère social.
Lauréate du lycée technique Charif Al Idrissi dans les années soixante du siècle dernier, Khadija Al Bouab a travaillé, durant cinq ans, dans l’administration des travaux publics, à Safi avant d’intégrer une compagnie d’assurance, d’export et d’import. Elle a aussi intégré en 1977 une société canadienne qui a construit le Centre pédagogique régional à Safi avant de démissionner et consacrer sa vie à l’action associative et caritative.
Réputée pour son dynamisme et son inlassable activité, cet acteur associatif se souvient qu’elle fait partie des filles pionnières qui a, à l’âge de 06 ans, a intégré l’école privée Al Hidaya Islamia à la médina de Safi, dont les instituteurs étaient des nationalistes de première heure.
Cette militante associative ne cesse d’initier des projets en vue de venir en aide aux catégories précaires et démunies afin de leur faciliter l’insertion dans la société, étant fermement convaincue du rôle important de la femme, quelque soit sa position au sein de la société, dans la construction d’une société forte où règnent les valeurs de la solidarité entre ses toutes composantes en vue de réaliser la justice sociale.
Cette militante associative a souligné dans une déclaration à la MAP, que l’action associative lui a permis de résister à la solitude et du vide laissée par le décès de son époux ainsi que le mariage ou le voyage de ses enfants partis ailleurs à la recherche d’horizons meilleurs.
Son choix pour l’action associative et sociale n’est pas un luxe ou un passe-temps ou un divertissement, estime-t-elle, mais dictée par une conviction profonde d’un devoir envers sa société et un penchant naturel à venir en aide aux catégories en situation de précarité.
Khadija Bouab qui est vue aux yeux de ses compagnons, comme » un phare et une bougie qui éclaire la vie aux autres », est engagée dans plusieurs établissements sociaux à la fois : Dar Al Atfal, la maison de retraite, l’association Bassma des enfants abandonnés, dont le siège a été réalisé grâce au soutien de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH).
Cette association accueille chaque année de 20 à 30 enfants (filles et garçons) abandonnés.
Cette militante associative ne peut décrire sa joie quand elle voit le sourire sur les lèvres des pensionnaires de la maison de retraite, ou lorsque des familles déposent des demandes dans l’association Bassma pour l’adoption d’enfants abandonnés pris en charge par cette association.
Auteur: Meriem IGASS
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