Cela avec des exercices de démonstration conduits par des experts en la matière, avec le DTN, Ayad Dekkar, et la chargée du développement de ce sport pour les féminines, Nassima Snani. 

Tout cela, en présence du président de la FAKO, Salah Daoud et des membres du bureau de l’instance, ainsi que d’autres coaches spécialisés en Koshiki. Pour les kata et kumiti, il y avait des pratiquants des deux sexes et de tous âges pour les démonstrations. Cela s’est fait dans une ambiance conviviale et apaisée. Tout le monde était content de voir enfin naître cette fédération spécialisée dans le karaté koshiki. Nous avons profité de l’occasion pour nous approcher du président de la FAKO, Salah Daoud, et avoir une idée sur les ambitions et objectifs de l’équipe dirigeante de l’instance en question sur le court, moyen et long terme.

Il nous dira d’emblée : «Notre but, c’est de mettre sur rail la maison Koshiki et commencer à créer tout d’abord les différentes commissions en rapport avec le travail et la mission de la fédération qu’on dirige, telles, la commission de grades, la commission d’arbitrage, la commission chargée des compétitions. Incha Allah, on va terminer la saison qui tire à sa fin et mettre en place un programme bien déterminé qui répond aux aspirations de la discipline qu’il nous tient à cœur de développer dans notre pays encore plus et des athlètes qui aiment ce sport. 

On veut faire retrouver au Koshiki la place qui était sienne par le passé dans les arts martiaux en Algérie et au niveau mondial. On avait beaucoup d’athlètes de haut niveau, des champions du monde de surcroit. Tels Ayad Dekkar, trois fois champion du monde. Le fondateur Allah yarahmou, Mourad El-Ouali et sa sœur, Karim Chérif de Blida, Kamel Guerni et d’autres qui ont atteint le haut niveau mondial avec des consécrations. Nous regroupons au sein de la FAKO, un maximum de compétences pour pouvoir appliquer concrètement sur le terrain, notre projet d’avenir pour la discipline, notre programme et plan de travail. A chacun a été confié un poste. On va commencer aussi par créer des Ligues dont la première à Oum El-Bouaghi et ensuite dans 18 autres wilaya dans un premier temps». Pour ce qui est des objectifs de la FAKO, Salah Daoud, affirme: «Nos objectifs sont multiples. D’abord, la formation d’une nouvelle génération qui sera appelée à connaitre le haut niveau, pour élever le niveau de nos compétitions nationales et représenter du mieux le Koshiki algérien dans les grandes compétitions mondiales, continentales ou régionales. Aussi, on fera en sorte de promouvoir la pratique du Koshiki sur l’ensemble du territoire national, avec un regard particulier sur le sud du pays, où le potentiel est énorme, comme on a pu s’en apercevoir lors des différentes compétitions que nous avons pu suivre de près». 

Le président, a fait savoir qu’environ 60 clubs, avec un total avoisinant les 800 à 1.000 athlètes existent et pratiquent le karaté koshiki, qui a fait ses racines en Algérie en 1989. Il ajoute : «On était une commission sous la tutelle de la Fédération algérienne de Karaté. Comme cette fédération a connu beaucoup de problème, cela s’est répercuté aussi sur nous. On gérait avec nos propres moyens. A présent, nous sommes une fédération en bonne et due forme, cela boostera la discipline et nous veilleront à ce qu’elle connaisse un plein succès. La pâte existe. C’est un grand soulagement que d’avoir une fédération propre au Karaté Koshiki. A présent, mettons-nous au travail». 

Séminaires, cycles de formation et programme ambitieux

Le directeur technique national, 6e dan ramenée du Japon en 2017 et plusieurs fois champion du monde de Koshiki,  capitaine de l’EN pendant des années,  Ayad Dekkar, sollicité par nos soins, a tenu à indiquer en marge de la cérémonie, en réponse à nos questions : «On a organisé cette cérémonie pour réunir la famille du Karaté Koshiki et faire en sorte que cette discipline que nous pratiquons et que nous aimons, puisse prendre un nouveau départ dans la joie, avec la création de la Fédération algérienne de Koshiki.

Un évènement que nous attendions depuis déjà quelques années. Faire aussi en sorte que les gens se rencontrent et fassent connaissance. On va préparer comme il se doit la saison prochaine et entre temps, on va organiser des compétitions dans les jeunes catégories benjamins, minimes, cadets, juniors afin de marquer le coup, du moment que la saison tire à sa fin. Nous avons un plan d’actions et un programme sérieux que nous nous attelerons à mettre en œuvre. On existe aussi au sein de notre programme des cycles de formations à tous les niveaux, stages techniques, séminaires, pour la mise à niveau de l’ensemble des acteurs de la discipline, tels les entraîneurs, les arbitres, etc. Il faut des diplômes aussi pour occuper des postes et encadrer les athlètes. 

Nous avons une vision, des idées bien déterminées et de l’expérience, notamment pour s’être frotté au niveau mondial. En tant que DTN, je tiens à remplir ma mission de la meilleure des manières. En pratiquant une discipline basée sur l’aspect technique, nous ferons en sorte de le relever. On veut former des champions. C’est un chantier qui nous attend. Nous voulons un travail de qualité où rien n’est laissé au hasard pour le long terme. Il faut qu’un travail de rigueur se fasse au niveau des clubs, avec des encadreurs que nous suivront et auxquels nous décernerons le feu vert pour entraîner. Nous voulons des entraineurs qualifiés, que nous veilleront à former à travers les différents séminaires et cycles de formation avec un programme unifié. Les meilleurs athlètes seront appelés en équipe nationale. On va s’investir sur l’ensemble du territoire national, notamment au sud du pays, qui renferme un potentiel énorme». 

La gent féminine n’est pas en reste

Les responsables de la FAKO tiennent à ce que la gente féminine fasse aussi partie de la grande famille du Koshiki. A cet effet, nous avons eu une conversation avec Nassima Snani,  3e dan en Koshiki, plusieurs fois championne d’Algérie, chargée du développement du Koshiki dans le sport féminin. Elle lancera d’emblée : «On est content de voir naitre enfin la fédération algérienne de Koshiki. On retrousse les manches pour servir ce sport. Beaucoup d’enfants filles et garçons affluent pour la pratique du Koshiki.

Personnellement, je suis chargé par la fédération du développement de sa pratique au niveau féminin. On fera de la promotion et de la prospection au niveau de l’ensemble des wilayas du pays, pour développer cette discipline, autant chez les garçons que chez les filles. On veut voir à l’avenir des filles de haut niveau s’illustrer et obtenir, pourquoi pas, des titres mondiaux». En somme, une belle matinée où s’est retrouvée dans la joie et le bonheur la famille du Karaté Koshiki, qui veut relever les grands défis de demain.

Mohamed-Amine Azzouz

Auteur: elmoudjahid
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