La Banque Africaine de Développement (BAD), contributeur continental du développement africain est accusée au même titre que la Banque asiatique de développement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement d’aggraver le problème de la dette des pays africains. C’est ce qui ressort du forum de la Banque mondiale tenu à Washington le 10 février 2020. Le directeur de cette instance mondiale financière David Malpass, a reproché à ces trois banques de « prêter trop rapidement et d’aggraver le problème de la dette ».

Suite à cette sortie, la réaction de la BAD ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué officiel rendu public le vendredi 14 février, l’instance dirigée par Akinwumi Adesina a dénoncé des propos « inexacts et infondés… mettant en cause l’intégrité » de l’institution. La BAD a aussi été critiquée par le directeur de la Banque mondiale pour son action au Nigeria et en Afrique du Sud plongeant les deux pays dans une situation budgétaire difficile. Mais, l’institution démontre, chiffres à l’appui, qu’elle prête à ces deux pays beaucoup moins d’argent que la Banque mondiale. Soit respectivement pour le Nigéria et l’Afrique du Sud 8,3 milliards de dollars et 2,4 milliards de dollars en 2018 contre 2,1 milliards de dollars et 2 milliards de dollars pour la BAD.

La Banque panafricaine a aussi réfuté les accusations de manque de transparence, soulignant qu’elle applique les normes internationales adoptées par la Banque mondiale. La BAD rappelle enfin qu’elle reconnait la tendance d’aggravation de la dette des pays africains, mais note également qu’il est impératif de continuer d’aider ces économies vu l’ampleur des besoins en financement du continent africain, d’autant que si cela ne dépendait que de ces pays, il faudrait en faire plus.

Auteur: Joel Abissek
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.