La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) a pris l’engagement d’apporter un concours financier de 126 milliards de FCFA pour financer les projets de développement dans la sous-région. Ces ressources ont été approuvées le 19 décembre 2019, à Brazzaville au Congo, par le conseil d’administration de la BDEAC, tenu sous la présidence de Komidor Njimoluh Hamidou, ambassadeur du Cameroun en République du Congo, représentant de Louis-Paul Motaze, ministre des Finances du Cameroun (Minfi), par ailleurs président en exercice du conseil d’administration de la BDEAC.

Concernant le financement des projets, les dossiers approuvés par le conseil d’administration sont mis en œuvre au Cameroun, au Congo, au Gabon et en Guinée Equatoriale. Et ces 126 milliards de FCFA seront destinés à différents secteurs, dont l’énergie, le logement social, l’agro-industrie, la microfinance et l’agro-pastoral, en cohérence avec le Plan Stratégique 2017-2022 de la Banque. « Leur mise en œuvre va contribuer non seulement à améliorer significativement la qualité de vie des populations, mais concourir également au renforcement de l’intégration régionale, notamment à travers des interconnexions des réseaux électriques de la Guinée Equatoriale et du Gabon », explique les responsables de la BDEAC.

Par ailleurs, avec ces nouveaux financements, apprend-on, la Banque touche les populations les plus vulnérables de la zone CEMAC avec notamment : la création des emplois et l’accès à des logements décents par les populations les plus défavorisées.

Enfin, le conseil a proposé à l’assemblée générale d’approuver l’admission de la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (Badea) au capital de la BDEAC. Face aux besoins énormes des Etats de la sous-région, cette augmentation de capital pourrait permettre à la BDEAC de soutenir les projets lancés par les Etats membres, notamment dans les domaines de l’agro-alimentaire, de la transformation du bois et de la réalisation des études destinées à la restructuration des filières porcine et avicole. Rappelons que le projet d’augmentation de capital de la BDEAC a été annoncé depuis 2015, à 1 200 milliards de FCFA. Plus de quatre ans après, des blocages au sein de l’institution tardent à formaliser leurs souscriptions.

Auteur: Francky
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