Moins d’une semaine sépare les Algériens du lancement de la campagne électorale pour la présidentielle du 12 décembre. Dès dimanche prochain, les cinq candidats en lice seront confrontés à l’épreuve du terrain. Ils seront appelés en effet à sillonner, trois semaines durant, les quatre coins du pays pour convaincre le citoyen, d’abord de la pertinence de leurs programmes respectifs et plaider, ensuite, pour une participation massive lors du prochain rendez-vous des urnes. Porteuse d’espoirs en termes notamment d’instauration d’une nouvelle gouvernance transparente au seul service du peuple et des intérêts suprême de la patrie, la présidentielle du 12 décembre se distingue aussi par la mise en place d’une série de mécanismes garantissant son déroulement suivant les principes d’intégrité et de crédibilité irréprochables.
En un mot, il est question de garanties qui confortent l’idée selon laquelle le choix souverain du peuple sera absolument respecté. C’est là d’ailleurs une des missions principales de l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie) dont les membres ont été convoqués dimanche pour une assemblée générale tenue sous l’égide de son président Mohamed Charfi, et à l’occasion de laquelle une série de directives internes ont été adoptées dans le sens d’assurer une campagne électorale à la fois sereine et régulière mais aussi respectueuse des constantes nationales. C’est l’esprit même de la charte d’éthique de la pratique électorale élaborée par l’Anie et qui sera signée samedi prochain, à la veille du lancement de la campagne électorale aussi bien par les cinq candidats en lice que par les responsables des médias, tous supports confondus. Du côté des postulants à la magistrature suprême, c’est plutôt une ambiance effervescente qui s’empare de leur staff de campagne pris par d’intenses préparatifs. Ce qui atteste d’une compétition qui sera très animée en termes de meetings électoraux, rencontres de proximité et interventions sur les médias publics dont la répartition des horaires de passage sera décidée ce jeudi par les cadres de l’Anie, de concert avec les représentants de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (Arav). Les cinq candidats que sont Ali Benflis, Abdelkader Bengrina, Azzedine Mihoubi, Abdelmadjid Tebboune et Abdelaziz Belaïd ne sont pas sans ignorer, par ailleurs, la conjoncture particulière dans laquelle intervient la présidentielle. Il s’agit en effet d’un contexte marqué par des revendications légitimes prônant le changement et l’instauration d’une nouvelle république fondée sur les principes de l’Etat de droit, d’une justice indépendante et dotée d’institutions solides à même de relever les défis de l’heure et ceux à venir. Nul doute que ces aspirations, exprimées pacifiquement par tout un peuple ayant battu le pavé sans interruption depuis le 22 février, sont inscrites en première ligne dans les engagements des candidats en question, qui ne ménageront aucun effort pour convaincre l’électeur quant à lui assurer une prise en charge optimisée de ses préoccupations.
Karim Aoudia
Auteur: elmoudjahid
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