
La veille du démarrage de la campagne électorale en vue du scrutin pour les Législatives et les Municipales au Cameroun, le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (Unoca) et la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) ont fait une déclaration conjointe pour appeler à la tenue d’élections pacifiques. Le Représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour l’Afrique centrale, François Louncény Fall, et le Secrétaire général de la Ceeac, Ahmad Allam-Mi, qui venaient d’effectuer une visite à Yaoundé du 19 au 23 janvier 2020 ont en effet lancé un appel aux différents acteurs pour que le processus électoral se déroule « dans le calme et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national ».
Pour MM. Louncény Fall et Alla-Mi, il est nécessaire que les uns et les autres respectent les droits civils et politiques en vigueur dans le pays. Ces droits sont, entre autres, le droit de vote, les libertés d’expression, de réunion, d’aller et de venir, ainsi que le droit à l’information ainsi que l’égal accès des acteurs politiques aux médias durant la période électorale.
L’Unoca et la Ceeac ont profité de cette sortie conjointe pour condamner les entraves à la jouissance de ces droits fondamentaux. Au Cameroun, depuis quelques semaines, des menaces sont proférées par certains groupes socio-politiques à l’endroit des citoyens pour les empêcher d’exercer leur droit de vote. Raison pour laquelle les partis politiques, les candidats et les partisans sont encouragés à résoudre, par le dialogue, les différends qui pourraient subvenir au cours de ces élections.
En somme, le chef de l’Unoca et le secrétaire général de la Ceeac prônent la tenue d’élections pacifiques, libres et transparentes ; indiquant au passage que le scrutin du 9 février prochain sera une étape décisive vers le renforcement de la stabilité et des acquis démocratiques. Ils encouragent par ailleurs les autorités camerounaises à continuer de mettre en œuvre les recommandations du Grand Dialogue National (GDN) tenu entre fin septembre et début octobre 2019. Les deux institutions internationales se disent prêtes à aider le pays pour qu’il atteigne ses objectifs de développement durable.
Articles similaires
Auteur: Nasser Ngoume
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.
