La capitale du Souss a vécu ces derniers jours, un large remous dans les rangs de la société civile, depuis que la commune avait rendu public l’ordre du jour de la session extraordinaire qui contenait un point électrique relatif à la cession du camping et le parc municipal.
Lors de la rencontre de conseillers à l’hôtel de ville pour débattre de cette question qui eut suscité une forte tension, des citoyens se sont attroupés à l’entrée dont une bonne partie fut, contre gré, repoussée hors de la salle. Il faut bien dire que le ton s’est manifestement haussé, face à cette affaire qui fomentait, faut-il bien le rappeler, une farouche opposition, il y a quelques jours déjà.
En fait, il s’agit tout de même de biens communaux qui sont soumis au renoncement sur l’autel de la vente aux enchères, sur la base de cahier de charges aux normes requises. Il convient tout d’abord d’évoquer, sans aucune surenchère, que ce n’est guère la première fois que cette opération se produise, à ce niveau. D’autres sites de la cité ont dû connaître le même sort, sans qu’ils soulèvent, pour autant, le même tollé intensif.
Naturellement, la capitulation de l’assiette foncière de la commune a, de tout temps, éveillé des oppositions parmi les populations qui se voient priver de la terre, pareil aux legs des ancêtres. Par principe, on ne peut, en fait, que réprouver l’acte de cession, sous quelque motif que ce soit.
Mais, on constatera, quand même, que sur ce cas d’espèce, il y avait, au sein des membres de la commune, un différend de points de vue autour de l’utilité de l’aliénation. La différence étriquée qui a sanctionné le verdict votatif témoigne du départage sur cette transaction surchauffée. Tout en sachant que la commune a procédé, ces derniers temps, à des acquisitions de terrains, moyennant des sommes assez faramineuses en vue de monter certains projets en ville.
Il est à retenir aussi les argumentaires avancés par les partisans du transfert de l’immobilier communal, selon lesquels il est question de se doter de liquidité pour honorer les obligations envers le programme de l’essor urbain de la ville.
A cet égard, la commune est contrainte de s’attribuer de la bagatelle de plus de 189 milliards de centimes, au cours des quatre années de ce plan de réhabilitation. Dans ce sens, on se serait interrogé sur l’émargement au bas de l’engagement, sous la présidence effective du Roi, si on n’est pas en possession de sa part de partenariat qui s’avère, en effet, déborder sur ses propres capacités!
Certes, on ne peut nullement parler de «patrimoine historique ni identitaire» à propos de ces deux biens à céder, tel qu’évoqué par certaines expressions, pour la simple raison qu’ils ne relèvent pas de site patrimonial et se trouvent, depuis fort longtemps, dans un état piteux.
Toutefois, les opposants à cette cession se montrent, par le biais de leur communiqué, intransigeants à la vente de ces fonciers et réclament de chercher ailleurs le complément de financement du projet royal de développement, alors que les adeptes de la cession y trouvent tout l’intérêt de la ville.
Une rivalité qui se déclenche à un moment délicat de la toile excitée du filigrane électoral, tout en espérant que le souci suprême de la ville l’emporte sur des considérations réductrices, de part et d’autre.
Auteur: M’hammed rahal
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