Marrakech – La Fondation Dar Bellarj à la Cité ocre abrite jusqu’au 30 septembre prochain, une exposition sous le thème « Marrakech : lieux évanescents », un événement se voulant une « fusion » artistique et culturelle d’une œuvre écrite éponyme et de plusieurs œuvres photographiques.
Pendant près de six mois, photographes et écrivains rappelleront le passé chargé et florissant de la ville ocre en vue d’inciter à préserver son héritage et son patrimoine.
« Nous souhaitons insister sur l’importance de la mémoire collective orale, écrite et visuelle et sur l’importance de sa préservation », explique Maha Elmadi, directrice de la Fondation Dar Bellarj.
Dans une mise en scène réglée par l’artiste photographe, Noureddine Tilsaghani, les œuvres des artistes Moulay Abdellah Alaoui côtoieront celles d’Ahmed Benismael, de Hassan Nadim, d’Abdessetar Elghouat et celles de feu Moulay Hassan El Mesbahi.
Des artistes qui ont prêté généreusement leurs œuvres dont la plupart remontent à plus de quarante ans.
Des œuvres-témoignages qui retracent par touches discrètes la mémoire visuelle d’une ville : Marrakech. Sous un autre angle, des écrivains et des chercheurs ont rendu leurs témoignages à travers des textes qui ont fait l’objet d’un collectif coordonné par l’écrivain Yassin Adnan « Marrakech Lieux évanescents » (paru aux Éditions Marsam 2018).
Deux supports artistiques par le biais desquels la Fondation Dar Bellarj veut sensibiliser son public à l’importance de la mémoire visuelle et écrite pour la conservation et la transmission de l’identité.
A travers ces deux regards croisés, l’exposition propose une approche originale de Cité ocre. A égale distance de la plongée nostalgique et du témoignage, les archives des cinq photographes éclairent à leur manière le livre « Marrakech, lieux évanescents ».
Des photos qui ont su saisir des temps forts de la ville à travers des émotions, des sourires, de larmes, des jeux d’enfants, des scènes du quotidien, des couleurs, des visages et des lieux.
Pour rappel, le livre collectif « Marrakech, lieux évanescents » a pour but de recréer les lieux perdus de la ville ocre, les auteurs voulant préserver ces lieux et leur redonner vie.
Des écrivains de Marrakech sollicitent, chacun de son côté, sa mémoire pour déclencher le jeu de la restitution et se rappeler des endroits que la ville a perdus.
Dar Bellarj, Centre culturel consacré à la valorisation du patrimoine architectural et artistique, et à la culture vivante du Maroc, est un lieu de vie, une école des sens. Son rôle, imaginé initialement par Susanna Bidermann, et sa situation au cœur de la médina, en ont fait un espace de rencontre et de partage pour les Marrakchis, les artistes, les chercheurs et le promeneur étranger.
Son projet s’articule autour de quatre axes majeurs : La valorisation du patrimoine matériel et immatériel du Maroc, le soutien à la création artistique et à l’artisanat d’art, la recherche et la transmission.
Auteur: Meriem IGASS
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