Du 1er au 6 novembre 2021, la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (Cnpbm), a procédé à l’évaluation de la promotion du bilinguisme dans les entreprises camerounaises. Sa semaine de travail avait alors débuté au sein du Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam). Quoi de plus normal. Le Groupement que dirige Célestin Tawamba, regroupe à lui seul la majeure partie des entreprises camerounaises.
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«L’anglais et le français ne devraient plus être un coût mais un gain de compétitivité pour les entreprises et le multiculturalisme ne devrait pas être une menace mais une opportunité pour nos affaires », confiait Célestin Tawamba, dans son allocution de circonstance devant la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (Cnpbm). Chose qui confirme alors que les entreprises camerounaises sont engagées dans un processus de respect des lois en vigueur, qui ont étaient présentées par Peter Mafany Musonge, président de la Cnpbm. Il s’agit notamment des articles 4,8 et 10 de la loi du 24 décembre 2019 portant promotion des langues officielles du Cameroun. « Le bilinguisme est une obligation pour le secteur privé. On ne peut pas faire autrement. Si on veut se développer, si on veut croître, si on veut se différencier, c’est un enjeu de compétitivité. Nous pensons que la Commission a bien fait de venir nous rendre visite pour partager ces textes avec nous. Il nous revient maintenant de prendre notre part de responsabilité, afin que les membres du Gicam et le secteur privé puissent s’approprier les articles 4,8 et 10…», renchérit Célestin Tawamba.
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La présence de la Cnpbm à Douala, notamment au Gicam avait alors pour objectifs de rencontrer les organisations patronales et autres organisations privées structurées pour leur expliquer l’esprit de la loi du 24 décembre 2019, notamment les dispositions relatives au secteur privé et de sensibiliser sur les conséquences des discours de haine et de la xénophobie. Chose que confirme le président de la Commission Peter Mafany Musonge « La nouvelle loi sur la promotion des langues a réservé un rôle important au secteur privé. Donc nous sommes venus les sensibiliser et leur expliquer l’esprit de la loi. Nous nous attendons à ce que, dans un avenir très proche, nous réussissions à promouvoir les deux langues officielles que sont le français et l’anglais », a-t-il confié.
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Parmi les entreprises et institutions ayant bénéficié du passage de Perter Mafany Musonge et toute son équipe, l’on à la Chambre de commerce des Mines, de l’Industrie et de l’Artisanat (Ccima) du Cameroun.
Notons que si durant toute la semaine dernière c’est le secteur privé qui a été passé au peigne fin dans la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme, il y’a peu cette tâche a été effectuée au sein des différents départements ministériels du pays.
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Auteur: Cindy MBALA
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