La communauté universitaire a surpris par la consistance de la marche organisée hier au deuxième jour du mois de Ramadhan. Les étudiants, les enseignants et les ATS de l’université Abderrahmane Mira de Béjaïa ont maintenu le rythme du mouvement universitaire engagé dans le mouvement populaire.
Et ce, à travers cette mobilisation qui a drainé plusieurs centaines de personnes ainsi que la poursuite du cycle de conférences lancé par les enseignants, ATS et étudiants de la même université.
Le mot d’ordre reste inchangé. «Pour le changement radical du système», «Pour une Algérie libre et démocratique», «Le peuple demande le départ des voleurs», scandent les manifestants en boucle, le long de l’itinéraire qui a été entamé du campus de Targa Ouzemmour vers la place de la Liberté d’expression Saïd Mekbel. «Nous marcherons jusqu’au départ du pouvoir», crient les marcheurs à tue-tête.
Au niveau de la place Saïd Mekbel, l’hymne national et autres chants révolutionnaires ont été diffusés à grands décibels. «La jeunesse est une force vive dans la construction du pays.» Les étudiants refusent ainsi d’être mis à l’écart dans l’édification de la nouvelle République. «Ce peuple ne veut pas d’une transition militaire» tonnent-ils, exigeant une «transition démocratique pour l’avènement de la IIe République». «Oulach lvote (pas de vote)».
Les étudiants ont réitéré également leur rejet des élections du 4 juillet sur lesquelles a insisté le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, lors de son dernier discours. Contrairement aux autres universités, celle de Béjaïa n’a pas suivi le mot d’ordre de grève générale, qui a été lancé sur les réseaux sociaux par des anonymes. «La grève n’est pas à l’ordre du jour.
Face à la confusion, nous avons opté pour la lutte, le travail et la poursuite des cours. Ce n’est pas le cas dans les autres universités», nous dit Sabrina Zouagui, enseignante et membre actif du collectif enseignants/ATS de l’université.
Des travailleurs interrogés estiment que «si la grève est décidée clairement, nous la suivrons jusqu’au bout, car ce n’est pas une année blanche qui va nous faire reculer.»
Aujourd’hui, en début d’après-midi, Mahmoud Rechidi, secrétaire général du Parti socialiste des travailleurs (PST), animera une conférence à l’auditorium de Targa Ouzemmour à l’initiative de la communauté universitaire sous le thème «Le mouvement du 22 février et la transition démocratique». Hier, c’est Fethi Gherras, coordinateur du Mouvement démocratique et social (MDS) qui a développé la même thématique.
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Auteur: Hicham Chouadria
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