La compétitivité prix des économies de la Communauté économique et monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC), que l’on apprécie à partir du taux de change effectif réel (TCER), s’est améliorée au cours du troisième trimestre de 2019, comparativement au second trimestre. C’est la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) qui l’indique dans une note d’analyse rendue publique le 13 novembre. Au total, souligne la banque centrale de la sous-région, le TCER global s’est contracté de 0,5% au troisième trimestre, contre une baisse de 0,02% le trimestre précédent.

Selon la BEAC, le gain de positions concurrentielles sur les marchés internationaux des économies de la CEMAC par rapport au 2e trimestre 2019 sont à mettre en relation avec l’amélioration de la compétitivité sur le front des importations (1,2%), tandis que sur le front des exportations, l’on a enregistré une détérioration de celle-ci d’environ 1,5 %. Le TCER demeure inférieur au TCEN sur la période sous revue, résultant d’une inflation faible dans la CEMAC, par rapport à celle de ses principaux partenaires et fournisseurs.

En outre, l’examen de l’indice TCER entre le 2e et le 3e trimestre 2019 permet de noter une dépréciation en terme réel du franc CFA sur la période par rapport aux principales devises, à l’exception du Yuan et de la Livre sterling. Ainsi, au cours de la période sous revue, le franc CFA s’est déprécié en terme réel vis-à-vis du dollar (-1,6 %) et de l’euro (-0,1 %), tandis qu’il s’est apprécié de 2,4 % et 0,4 % respectivement par rapport à la Livre sterling et au Yuan.

Sur le plan des exportations, l’évolution du TCER entre le 2e et le 3e trimestre 2019, montre une appréciation de l’ordre de 1,5 %. Cette inversion de la tendance, comparée à la période précédente, est due à une légère appréciation des taux de change bilatéraux avec la plupart des concurrents, dont les effets ont été atténués par le différentiel d’inflation favorable de la CEMAC.

Le TCER des importations s’est quant à lui inscrit en baisse de 0,9 % au 3e trimestre 2019, compte tenu du différentiel d’inflation favorable de la CEMAC, en dépit de l’appréciation du franc CFA par rapport aux monnaies des principaux fournisseurs. « Cette situation traduit un gain de positions concurrentielles des économies de la CEMAC par rapport aux partenaires », conclut la BEAC.

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Auteur: EcoMatin
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