«Respect de la programmation des cartes scolaires, mouvements des personnels, réhabilitation des établissements des trois cycles, combler les déficits en équipements et autres mobiliers, livraison des manuels scolaires, liquidation des primes de scolarité aux démunis», tels sont les points à l’ordre du jour des réunions qui se tiennent à tous les niveaux des administrations, des APC et des daïras, du secteur de l’éducation en plus des multiples séances d’évaluation de l’avancée des travaux en cours dans les chantiers ouverts ici et là, réunions que préside le chef de l’exécutif de la wilaya.
La circonscription de Khemis Miliana qui englobe la commune de Sidi Lakhdar, de Khemis Miliana et de Bir Ould-Khelifa compte 49 écoles primaires que fréquenteront quelque 18 000 élèves dès le 4 septembre prochain.
Certaines de ces écoles comptent des classes surchargées avec un effectif de 45 élèves par division et où se pratique encore la double vacation, comme c’est le cas dans les quartiers de Oued Rihane et de Souffay.
Pour améliorer les conditions de scolarisation dans ces trois écoles, il a été décidé de procéder à des extensions de ces structures par l’adjonction de nouvelles classes dont six à l’école Bouricha où l’avancée des travaux est estimée à 80% et six autres classes à l’école Fermenoune (en préfabriqué) dans le quartier Oued Rihane
Pour ce qui est de l’école Fermenoune, les travaux accusent un important retard, le taux d’avancement des travaux n’étant qu’à 15%, indique-t-on.
L’école Mezoudj, située sur la colline de Sidi Mokhfi (Souffay), concernée par une extension de 4 classes, là l’avancée des travaux n’est qu’à 40%.
Le cas le plus grave concerne l’extension de l’école Dilmi par six classes pour mettre fin à la double vacation. Une fois le chantier installé et les travaux entamés, d’importantes contraintes se sont révélées à savoir un câble électrique souterrain de MT de 30 000 volts qui a failli provoquer une catastrophe, en plus d’une conduite de distribution et d’une grosse conduite de transport de gaz naturel.
Le plus grave, indiquent certaines sources, c’est que ces contraintes n’ont pas été signalées ni par la GTR électricité ni par la GRT gaz et que ces deux organismes ont apposé RAS sur les
P-V du choix de terrain. De ce fait, cette extension de l’école attendra la levée de ces contraintes qui va demander du temps et de l’argent.
Par ailleurs 28 sur les 31 écoles sont dotées de cantines scolaires opérationnelles à la rentée. Pour les trois écoles qui en sont dépourvues et où on ne sert que des repas froids, on projette la réalisation d’une cantine centrale pour les accueillir.
De plus, les dix écoles de la commune de Sidi Lakhdar, avec les deux cantines qui viennent d’être réalisées, chacun de ces dix établissements disposera d’une cantine qui servira 100 repas chauds, à la rentrée.
Comme autres structures éducatives nouvelles, il y a lieu de citer l’ouverture d’un CEM dans le quartier Souffay, deux groupes scolaires l’un au niveau de la nouvelle cité récemment habitée des 950 logements au sud-est de la ville de Khemis Miliana, et le second au niveau du pôle urbain de Oued Rihane, ce dernier ne sera réceptionné qu’en décembre.
S’agissant de la réhabitation des écoles primaires, dix ont bénéficié d’opérations de mise à niveau et pour quatre autres, on indique que les dossiers se trouvent actuellement au niveau du contrôle financier.
Pour le cycle secondaire, de grosses réparations ont été achevées au lycée Hamza-Ibnou Abi Taleb (rénovation du chauffage central) et au lycée M’hamed-Bougara de Souffay.
Au CEM Harouri, sera opérationnelle une UDS (unité de soins) et le CEM Raïs verra son terrain de sport couvert de gazon synthétique.
Par contre, et c’est ce qui est paradoxal, très peu de choses ont été faites pour protéger les élèves contre les accidents de la circulation notamment dans l’environnement immédiat des écoles.
En effet, depuis plus de deux ans aucun passage pietons n’a été ni peint ni clouté alors que des séances d’apprentissage du code de la route sont dispensées dans les écoles mais une fois que l’élève sort de l’établissement, il constate que tout ce que lui dit son enseignant, il ne le trouve pas concrétisé en dehors et l’élève se demandera « qui croire la leçon dispensée en classe ou la réalité de l’environnement extérieur ? » et des déductions ne manqueront pas de s’imposer à lui.
Karim O.
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