L’équipe du Musée du moudjahid de Batna déploie de grands efforts pour entrer en contact avec les moudjahidine et recueillir leurs témoignages, a affirmé le directeur de cet établissement Mounir Medkour. La maladie et l’âge avancé de ces derniers témoins de la révolution et l’étendue du territoire de la wilaya constituent les principales entraves à cette œuvre « documentaire ».
Le musée a réussi cependant, au cours de ces dernières années, à recueillir par vidéo les témoignages de la plupart des quelques moudjahidine qui furent au côté de Mostefa Benboulaïd lors du déclenchement du 1er novembre 1954.
810 témoignages de plus de 370 heures d’enregistrement ont été archivés – L’équipe du bureau du patrimoine historique du musée a collecté, depuis 2000 à ce jour. Cette documentation sonore et visuelle offre aux universitaires et chercheurs « une mine d’informations sur l’histoire de la Révolution.
Parmi les témoignages, celui du défunt moudjahid Nadji Nedjaoui qui avait accompagné Benboulaïd jusqu’à la frontière tunisienne dans son voyage pour acheminer des armes pour les maquis en prévision du déclenchement de la Révolution. Le témoignage d’Amar Benchaïba, alias Ali, a été également enregistré. Ali avait perdu un œil dans l’explosion de la radio piégée qui avait coûté la vie à Mostefa Benboulaïd.
Le musée a aussi recueilli les témoignages des deux moudjahidine Oussif Lakhdar et Mohamed Bayouch qui avaient participé la nuit du 1er novembre 1954 à l’attaque de la caserne de la ville de Batna et à la célèbre bataille de Tbabouchet à Kimel vers fin novembre 1954.
Rédaction Web
Auteur: elmoudjahid
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.