
La décentralisation constitue un mouvement irréversible en Afrique et le principe de subsidiarité s’ancre progressivement dans la gouvernance des affaires publiques en Afrique, a estimé, jeudi à Saidia, de la présidente de Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique), Fatimetou Mint Abdel Malick.
« La décentralisation est désormais un mouvement irréversible en Afrique, et le fait qu’un nombre de plus en plus important de pays africains ait mis en place un deuxième niveau de gouvernance entre le niveau national et le niveau local est le signe que le principe de subsidiarité s’ancre progressivement dans la gouvernance des affaires publiques en Afrique », a-t-elle souligné dans son allocution à l’ouverture du 1er Forum des Régions d’Afrique (FORAF).
Elle a indiqué, dans ce sens, que cette rencontre vise la mise en réseau et la structuration de ce niveau intermédiaire de Collectivités Territoriales que constituent les régions à l’échelle panafricaine, dans le cadre de CGLU Afrique, afin que cette organisation reflète bien la diversité des configurations de la décentralisation, tout en renforçant sa représentativité comme la voix unifiée de l’Afrique des Territoires.
“La diversité des niveaux de Collectivités Territoriales, loin d’être un handicap, doit au contraire être considérée comme une opportunité dans la mesure où elle permet à notre Organisation d’être réellement représentative de l’ensemble du spectre des 16.000 collectivités que compte actuellement CGLU Afrique”, a ajouté Mme Mint Abdel Malick, également présidente de la région de Nouakchott en Mauritanie.
Elle a relevé, toutefois, que seulement un tiers des Africains, jusqu’à présent, ont le privilège de vivre au sein d’une collectivité dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière, et qu’un nombre encore plus limité a le privilège d’élire les dirigeants et les dirigeantes de leur collectivité.
“Nous avons encore beaucoup de travail à faire pour que la bataille de la décentralisation soit gagnée dans notre continent, et nous avons le devoir, en tant que pionniers, de consolider cette dynamique de la décentralisation”, a-t-elle dit.
Pour la présidente de CGLU Afrique, cette rencontre offre l’occasion de prouver que les Collectivités Territoriales de niveau intermédiaire sont de véritables agents de développement contribuant à la production de richesse, à la création d’emplois, à la cohésion sociale et à l’affirmation de l’identité et de l’authenticité des territoires.
Ce Forum vient aussi confirmer l’engagement des gouvernements régionaux à contribuer à la mise en œuvre de l’agenda 2030 des Objectifs de Développement Durable, l’agenda du climat, et l’agenda 2063 de l’Union Africaine, ainsi que toutes les politiques et stratégies associées, a-t-elle noté.
Et d’ajouter que cette première édition du FORAF doit permettre, en outre, d’adopter le règlement intérieur de cette plateforme et élire les membres de ses instances de gouvernance, qui représenteront ce niveau de collectivités au sein de l’organisation panafricaine de CGLU Afrique et au sein du Forum des Régions au niveau de l’Organisation mondiale des Cités et Gouvernements Locaux Unis.
Organisée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, par l’Association des Régions du Maroc (ARM), en collaboration avec CGLU Afrique et le Conseil régional de l’Oriental (CRO) et le soutien du ministère de l’Intérieur (Direction Générale des Collectivités Territoriales -DGCT-), cette première rencontre du FORAF a pour thème « La contribution des Collectivités Régionales au développement durable et à la dynamique d’intégration de l’Afrique ».
Au cours de cet événement, il sera procédé à la tenue de l’Assemblée Générale constitutive du FORAF en tant qu’organe de gouvernance au sein de CGLU Afrique qui permettra aux Régions membres d’œuvrer ensemble au développement et à l’intégration de l’Afrique.
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Auteur: Soufiane ELAHMAR
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