L’auteur Rachid Moussaoui vient de publier aux éditions Kindle (France) et sur le site Amazon un ouvrage intitulé Comprendre les Algériens et les Algériennes, guide xénophobe des Algériens et des Algériennes. Publié ce mois-ci, cet essai de 100 pages est un constat de l’Algérie d’aujourd’hui, qui nous renseigne autant sur les travers des Algériens (et Algériennes) que sur leurs qualités.

Largement inspiré de la série littéraire anglophone Xenophob’s guide to… qui met en avant les spécificités d’une nationalité ou d’une race à travers le monde, Moussaoui s’attelle ici, et avec beaucoup d’humour, à décrire le plus crûment le caractère-type de l’Algérien lambda. “Enfin un livre qui parle de nous, un miroir tendu aux Algériens et aux Algériennes, qui dit nos qualités, ce qui est agréable à entendre, mais aussi et surtout nos défauts sans prendre de gants.”

Par ailleurs, l’auteur s’intéresse aussi à notre rapport à l’histoire, à la religion, au travail, à la santé et à la politique algérienne, et tente d’analyser le regard que nous portons sur nous-mêmes et celui que les autres portent sur nous. Mais d’abord, c’est notre rapport à nous-mêmes qui intéresse l’auteur, en ce sens que, dit-il, “les Algériens pensent qu’ils sont très généreux, accueillants et peuvent même rire d’eux-mêmes”.

Pour Moussaoui, “les Algériens pensent que personne ne les comprend, mais ne font rien pour être compris”. Et à l’auteur de s’intéresser dans le chapitre suivant aux rapports qu’entretiennent ses compatriotes avec les voisins marocains, tunisiens, ou encore avec l’ancien colonisateur français.

Par “solidarité numide”, allusion au royaume de Numidie qui regroupait l’Algérie, une partie de la Tunisie, de la Libye et du Maroc, les Algériens déménagent chaque année en Tunisie pendant la période estivale, et les “Tunisiens laissent faire et se laissent faire”.  Quant à la France, poursuit l’auteur, “on n’a rien à attendre d’une mosaïque de peuples qui mangent les grenouilles et les escargots ! 

Sauf peut-être de sous-traiter la gestion de l’Algérie (c’est ce que pensent au fin fond d’eux-mêmes tous les Algériens et plus particulièrement les gens du système, surtout les généraux !)”. Et puis, y a les Saoudiens et les Émiratis, et leur “lot d’hypocrisie”, qui exploitent sans limite aucune les hindous, les Asiatiques et les Nord-Africains qui travaillent chez eux. 

Ceux-là même qui financent le terrorisme à des milliers de kilomètres de chez eux, alors qu’El-Qods “est à un jet de pierre de leurs nombreux palais”. Ainsi, Moussaoui, par des commentaires acerbes mais pointilleux, matérialise les pensées de chacun d’entre nous, aussi dérangeantes fussent-elles. 
 

Yasmine Azzouz 

L’auteur Rachid Moussaoui vient de publier aux éditions Kindle (France) et sur le site Amazon un ouvrage intitulé Comprendre les Algériens et les Algériennes, guide xénophobe des Algériens et des Algériennes. Publié ce mois-ci, cet essai de 100 pages est un constat de l’Algérie d’aujourd’hui, qui nous renseigne autant sur les travers des Algériens (et Algériennes) que sur leurs qualités.

Largement inspiré de la série littéraire anglophone Xenophob’s guide to… qui met en avant les spécificités d’une nationalité ou d’une race à travers le monde, Moussaoui s’attelle ici, et avec beaucoup d’humour, à décrire le plus crûment le caractère-type de l’Algérien lambda. “Enfin un livre qui parle de nous, un miroir tendu aux Algériens et aux Algériennes, qui dit nos qualités, ce qui est agréable à entendre, mais aussi et surtout nos défauts sans prendre de gants.”

Par ailleurs, l’auteur s’intéresse aussi à notre rapport à l’histoire, à la religion, au travail, à la santé et à la politique algérienne, et tente d’analyser le regard que nous portons sur nous-mêmes et celui que les autres portent sur nous. Mais d’abord, c’est notre rapport à nous-mêmes qui intéresse l’auteur, en ce sens que, dit-il, “les Algériens pensent qu’ils sont très généreux, accueillants et peuvent même rire d’eux-mêmes”.

Pour Moussaoui, “les Algériens pensent que personne ne les comprend, mais ne font rien pour être compris”. Et à l’auteur de s’intéresser dans le chapitre suivant aux rapports qu’entretiennent ses compatriotes avec les voisins marocains, tunisiens, ou encore avec l’ancien colonisateur français.

Par “solidarité numide”, allusion au royaume de Numidie qui regroupait l’Algérie, une partie de la Tunisie, de la Libye et du Maroc, les Algériens déménagent chaque année en Tunisie pendant la période estivale, et les “Tunisiens laissent faire et se laissent faire”.  Quant à la France, poursuit l’auteur, “on n’a rien à attendre d’une mosaïque de peuples qui mangent les grenouilles et les escargots ! 

Sauf peut-être de sous-traiter la gestion de l’Algérie (c’est ce que pensent au fin fond d’eux-mêmes tous les Algériens et plus particulièrement les gens du système, surtout les généraux !)”. Et puis, y a les Saoudiens et les Émiratis, et leur “lot d’hypocrisie”, qui exploitent sans limite aucune les hindous, les Asiatiques et les Nord-Africains qui travaillent chez eux. 

Ceux-là même qui financent le terrorisme à des milliers de kilomètres de chez eux, alors qu’El-Qods “est à un jet de pierre de leurs nombreux palais”. Ainsi, Moussaoui, par des commentaires acerbes mais pointilleux, matérialise les pensées de chacun d’entre nous, aussi dérangeantes fussent-elles. 
 

Yasmine Azzouz 

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