Essaouira – « La digitalisation des services publics à Essaouira : Contraintes et leviers d’actions » a été le thème central d’une journée d’étude organisée, mercredi, en présence d’un parterre d’universitaires, de responsables d’administrations et d’établissements publics ainsi que d’acteurs de la société civile dans la Cité des Alizés.
Cette journée de réflexion a été initiée conjointement par le Centre International de Recherche et de Renforcement des Capacités (CI2RC) relevant de l’Ecole Supérieure de Technologie (EST) de la ville, l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, la Commune d’Essaouira et la Fondation allemande Friedrich Naumann pour la Liberté.
Elle a été l’occasion pour les participants de débattre et d’échanger autour du grand chantier de digitalisation de l’administration publique, de dresser un état des lieux de cette expérience au niveau de la province et d’identifier les défis à relever et les contraintes rencontrées lors du déploiement de ce chantier stratégique.
Lors de cette rencontre, qui s’est déroulée dans le strict respect des mesures sanitaires et préventives recommandées par les autorités compétentes pour endiguer la propagation de la Covid-19, les différents intervenants ont été unanimes à souligner la pertinence du thème retenu, qui constitue actuellement l’une des priorités et l’un des enjeux majeurs pour l’amélioration du service public, ajoutant que la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus a contraint les administrations à accélérer leur virage vers le numérique et à repenser leur mode de fonctionnement.
Ils ont, dans ce sens, démontré le caractère irréversible de cette digitalisation et de l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication en vue de satisfaire les exigences et attentes des citoyens et des usagers, mettant l’accent sur l’importance de l’e-administration en vue d’accompagner les mutations opérées et se mettre au diapason des progrès réalisés à l’échelle mondiale.
Et d’affirmer que la digitalisation n’est plus un choix ou un luxe, mais elle est devenue une évidence réelle, voire la clé de voûte pour la réussite du chantier de modernisation de l’administration, l’objectif ultime étant de tirer vers le haut la qualité des prestations offertes aux citoyens qui sont au cœur de ce processus de l’administration numérique.
Pour assurer l’aboutissement du chantier, qui représente un gage d’efficacité et d’amélioration de la qualité des services offerts aux usagers, ils ont insisté sur l’impératif du changement des mentalités et de la culture régnante au sein des administrations, relevant que les services publics doivent s’inspirer de la culture de digitalisation, qui a connu une évolution très rapide dans le Royaume.
Ils ont, en outre, mis en avant l’apport considérable et déterminant de la recherche universitaire et scientifique pour trouver des solutions innovantes qui favoriseront le succès du virage numérique.
Les participants ont, dans la foulée, expliqué que la réussite optimale de la transformation digitale au niveau local repose, entre autres, sur une vision claire et partagée et une prise de décision collective, basée sur le recensement des besoins et l’identification des objectifs, l’engagement et l’implication de toutes les parties dans le cadre d’une approche participative, l’acceptabilité de l’irréversibilité de la transformation numérique de l’administration, notamment chez les fonctionnaires et les usagers, ainsi que sur la mobilisation des moyens et ressources nécessaires pour atteindre les objectifs souhaités.
Ils ont, d’autre part, mis en relief les avantages indéniables de la digitalisation des services publics, notamment en termes de simplicité, de rapidité, de proximité, d’accessibilité, de renforcement de la qualité des prestations, d’amélioration des conditions de travail des fonctionnaires, et de lutte contre la corruption, notant qu’une transformation digitale réussie et pérenne au sein des administrations passe notamment par le changement des mentalités, la qualification des ressources humaines et le développement de leurs compétences dans ce domaine.
A ce propos, ils ont soulevé l’importance primordiale de la formation et de la formation continue adéquates et du renforcement des capacités du capital humain pour mieux accompagner le processus de digitalisation aussi bien à l’échelle locale que nationale, à même de jouer un rôle important dans la consolidation de cette transformation numérique.
Tout en plaidant pour la capitalisation sur les avancées déjà opérées pendant cette crise sanitaire, les intervenants ont fait remarquer que la digitalisation constitue une véritable valeur ajoutée en termes d’amélioration du service public et un levier incontournable pour assurer un développement local durable et intégré tous azimuts.
Cette journée d’étude a été, par ailleurs, marquée par un riche échange autour de l’état des lieux en termes de digitalisation au niveau de la province d’Essaouira, ainsi que par le partage des expériences réussies et des contraintes et difficultés rencontrées au sein des établissements et administrations publics à l’échelle locale, avec un clin d’œil sur les projets futurs afin de garantir la pérennisation de cette dématérialisation des services publics sur le long terme.
Auteur: Meriem IGASS
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.