Le Maroc se distingue à l’Organisation maritime internationale

Une citation qui en dit long, bien qu’elle mérite d’être prestement réaffinée et réadaptée aux nouveaux enjeux géopolitiques et géoéconomiques du monde contemporain, suite, particulièrement, à sa confrontation à de multiples défis sur les mers et les océans, où les ports ressurgissent énergiquement, en tant que principaux pôles de réseaux stratégiques à l’international. Un vécu qui a mis à nu les réelles limites liées aux délimitations et aux contrôles, parfois non évidents, des frontières maritimes entre certains pays, incitant les pays agiles à réfléchir, à court et moyen termes, sur les agencements les plus appropriés qui permettraient de cuirasser, en toute sûreté, les différents flux maritimes, en vue d’assurer, efficacement et dans les meilleures conditions, les transports des personnes et des marchandises (ressources minières, approvisionnement en denrées alimentaires de première nécessité, etc.), mais aussi l’exploitation de la haute mer, avec ses différents enjeux. Préséance du Maroc pour la construction d’une véritable diplomatie maritime «Qui tient la mer tient le commerce du monde ; qui tient le commerce tient la richesse ; qui tient la richesse du monde tient le monde lui-même», disait au XVIème siècle, Walter Raleigh, officier et explorateur anglais.

En effet, les Etats qui disposent de voies maritimes ont le privilège de conquérir le monde et de s’imposer en tant que puissance industrielle, commerciale et militaire, surtout que l’organisation spatiale des réseaux maritimes connaît une remarquable évolution, grâce aux progrès technologiques conjugués à une redistribution des flux d’échanges à l’international, reposant sur des routes maritimes et des ports (noeuds ou pôles des réseaux). Ayant réalisé de titanesques progrès au niveau des équipements de base, tels que les ports et les aéroports, ainsi qu’au niveau du renforcement du réseau routier et des transports ferroviaires et urbains, le Royaume du Maroc, grâce à la vision clairvoyante de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’Assiste, a réussi à développer ses stratégies dans différents secteurs d’activité.

Aussi et en matière militaire, le Maroc ne cesse de multiplier ses investissements dans le déploiement d’une réelle diplomatie navale, un concept qui remonte à 1971, après avoir été évoqué par l’érudit diplomate anglais Sir James Cable, dans son livre intitulé «Gunboat Diplomacy» ou encore par Edward Luttwak en 1974, à travers sa publication «The Political Uses of Sea Power», où apparaissent déjà les concepts de suasion, combinaison de dissuasion et de persuasion. In fine, la militarisation des espaces maritimes affirme la puissance des Etats.

Docteur en droit/ Expert en intelligence économique Analyste en stratégie internationale

Auteur: ALM
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