Marrakech, 16/02/2019 (MAP)- « La diplomatie parallèle comme outil pour la promotion de la marque Maroc: du local au global » a été le thème d’une conférence organisée, samedi, à l’Ecole Nationale des Sciences Appliquées (ENSA) de Marrakech.

Initiée par l’Académie Italienne de Diplomatie au Maroc (IDA-Maroc), l’Italian Diplomacy Academy et l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, cette conférence a été l’occasion pour un échange avec les Jeunes Ambassadeurs Marocains, qui ont été sélectionnés et devront se rendre au siège des Nations Unies à New York en vue de représenter le Royaume et assister à des réunions de plusieurs mécanismes relevant de l’organisation onusienne.

Dans son mot d’introduction, le Directeur exécutif de l’Académie diplomatique italienne, Abderrahmane Chabib, a indiqué que l’idée de cette conférence s’inscrit dans le cadre du programme « Jeunes Ambassadeurs aux Nations Unies », qui a permis la sélection d’une délégation de jeunes étudiants marocains dans les villes de Rabat, Casablanca et Marrakech qui vont participer à cette mission et contribuer au renforcement du rayonnement de l’image de marque du Maroc à l’échelle internationale, notamment à l’ONU.

M. Chabib, également président du « World Council for Youth and Diplomacy » et directeur d’IDA-Maroc, a expliqué que cette initiative cadre avec les Hautes Orientations de SM le Roi Mohammed VI en vue de renforcer la synergie entre les institutions du Royaume et les différentes composantes de la société civile pour confirmer cette image de notoriété du Royaume.

« Jeunes Ambassadeurs aux Nations Unies » est un projet social de formation et de renforcement compétentiel adressé aux Marocains de 15 à 28 ans. Le programme est constitué de deux modules : une première partie composée de séances, séminaires, conférences et débats au Maroc et une deuxième partie d’un workshop à New York et aux Nations Unies.

De leur côté, les autres intervenants ont salué la tenue de cette conférence qui rassemble différents acteurs autour de la question de la diplomatie parallèle, afin de discuter et d’échanger à propos des axes pouvant assurer une meilleure implication de ces jeunes ambassadeurs marocains qui seront engagés dans des travaux internationaux au niveau des Nations Unies.

Dans ce sens, ils ont souligné l’importance de l’initiative « Jeunes Ambassadeurs aux Nations Unies », qui vise à former des jeunes marocains et à les doter des « softs skills » et des techniques de communication et, éventuellement, à les initier quant au fonctionnement de la diplomatie à l’échelle nationale et internationale.

Les participants ont aussi relevé que cette rencontre se veut une occasion idoine pour célébrer ces jeunes ambassadeurs et leaders de demain qui auront la lourde mission de représenter, comme il se doit, leur pays lors de leur présence à l’ONU.

Cette mission, ont-ils dit, offre également une opportunité unique pour les jeunes sélectionnés pour faire la connaissance de leurs homologues en provenance d’autres pays et échanger avec eux sur plusieurs questions, tout en gardant à l’esprit qu’ils seront les porte-voix de ce Maroc nouveau qui avance à pas sûrs sur la voie du développement et du progrès, ainsi que les ambassadeurs de sa grande histoire, de sa riche culture, de sa civilisation séculaire et de son identité forte de ses différents affluents.

Les participants ont affirmé que grâce à leur potentiel, leur savoir, leurs connaissances et moyens de communication acquis, notamment les langues étrangères, ces jeunes ambassadeurs constituent un atout fondamental et considérable pour leur pays, et doivent saisir l’importance et l’ampleur de la mission qui leur incombe.

Dans ce cadre, ils ont appelé ces jeunes ambassadeurs marocains à fédérer leurs efforts et énergies dans le cadre d’une démarche participative et coordonnée, en vue de présenter l’image de ce Maroc en mouvement et de défendre auprès de leurs interlocuteurs aux Nations Unies, leur pays et ses causes justes, avec à leur tête la question de l’intégrité territoriale du Royaume.

Relevant le désintérêt des jeunes à l’égard de la chose politique, les intervenants ont fait remarquer que la diplomatie parallèle a donné des résultats palpables depuis quelques années au Maroc, ajoutant que ce genre d’initiatives permet de renforcer l’esprit de citoyenneté et de responsabilité chez les jeunes qui doivent intensifier leurs efforts pour s’impliquer davantage dans la promotion de cette diplomatie et de ses différents canaux.

Après avoir mis en avant l’importance de la diplomatie parallèle notamment dans la conjoncture mondiale actuelle, ils ont, en outre, fait observer que cette diplomatie, qui a beaucoup évolué et pris diverses formes en associant plusieurs sensibilités et intervenants (Parlement, partis politiques, société civile, universités et centres de recherche, acteurs économiques, académiciens, médias, institutions culturelles, MRE…), a réalisé de grandes avancées au Maroc, à même de s’ériger en un élément essentiel au service de la réalisation du développement humain.

Dans ce sillage, ils ont soutenu que la diplomatie parallèle ne constitue nullement une alternative à la diplomatie officielle, mais représente une forme complémentaire à cette dernière en vue de servir les intérêts de la Nation et ce, en exploitant ses multiples canaux : diplomatie populaire, diplomatie parlementaire, diplomatie partisane, diplomatie culturelle, de la société civile et des universités etc.

Ils ont, d’autre part, insisté que la conjoncture mondiale actuelle très complexe interpelle ces jeunes ambassadeurs qui ont un rôle déterminant à jouer, tout en plaidant pour une réelle ouverture des décideurs politiques sur la jeunesse en vue de tirer profit de son énergie et d’optimiser son immense potentiel pour mieux servir les intérêts suprêmes de la Nation lors des manifestations et fora régionaux et internationaux.

Rappelant le rôle des jeunes dans le développement de la diplomatie parallèle et leur contribution à la réalisation du développement tous azimuts du pays, ils ont conclu que le Maroc a besoin de ses jeunes aussi bien ceux résidant dans le pays qu’à l’étranger pour contribuer effectivement au développement du Royaume sur tous les plans, faire rayonner son image à l’échelle internationale et défendre ses valeurs sacrées et ses intérêts suprêmes.

Auteur: Meriem IGASS
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