La filière sucrière marocaine joue un rôle important dans l’économie nationale, avec plus de 5000 emplois directs et indirect assurés, et fait vivre près de 70.000 familles d’agriculteurs de betterave à sucre et de canne à sucre. Ces dernières années, la filière a bénéficié d’un million de dollars d’investissement.

Après Marrakech, la ville de Casablanca abrite, les 27 et 28 février, la 3ème édition de la Conférence internationale du sucre organisée sous le thème « La région MENA, une puissance en émergence ».

La région MENA représente un marché de 500 millions d’habitants, et reste en manque d’environ 11 millions de tonnes de sucre blanc.

« Nous sommes réunis pendant 2 jours à Casablanca pour réitérer notre volonté de faire du Royaume du Maroc une plateforme incontournable pour échanger et partager les expériences et les bonnes pratiques du marché sucrier mondial et de la région MENA en particulier », a déclaré Mohamed Fikrat Mohammed Fikrat, PDG du groupe Cosumar.

De son côté, Mohammed Seddiki, secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts a déclaré que le développement de la filière sucrière et l’approvisionnement alimentaire en sucre reste l’un des plus grands défis à relever pour la région MENA.

Concernant la filière sucrière marocaine, M. Seddiki a souligné que celle-ci, qui a bénéficié d’un contrat-programme conclu entre le gouvernement et les professionnels, visant une mise à niveau globale dans le cadre de la stratégie Plan Maroc Vert, « occupe une place stratégique de par sa contribution à l’atteinte de la sécurité alimentaire, à la dynamisation de l’économie et au développement social grâce à la création d’emplois tant agricoles qu’industriels ».

Il est à noter qu’en 2008, un plan de relance pour le développement de la filière a été lancé avec la signature d’un premier contrat-programme pour 5 ans renouvelé à l’horizon 2020, avec l’objectif de couvrir 56% des besoins du Royaume en sucre.

« Dix ans après, cette filière a enregistré des réalisations significatives permettant un taux de couverture moyen des besoins de 46% (moyenne des trois dernières campagnes), soit 83% de l’objectif fixé à l’horizon 2020, qui est de 56% », s’est félicité M. Sadiki.

Ahmed Ouayach, Président de la COMADER, a déclaré qu’au-delà des succès de la filière, de nouveaux défis se présentent. « Notre souhait est d’assurer la protection et le développement de la production nationale tout en apportant le soutien nécessaire aux autres opérateurs dans leur activité à l’internationale afin de valoriser et d’exporter le savoir-faire marocain vers les pays du MENA et de l’Afrique », a-t-il conclu.

Cet événement constitue l’occasion pour les acteurs sucriers représentants 25 pays de mettre à jour les informations relatives à un marché sucrier de plus en plus volatil et partager les expériences et les bonnes pratiques.

A. Loudni

POUR ALLER PLUS LOIN

Auteur: SB
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.