Le premier tour des présidentielles de France aura, sans doute, tenu en haleine, l’attention des décideurs de notre pays, par l’acuité des retombées de la politique que prônerait le ou la nouvel hôte de l’Élysée sur les relations franco-marocaines. A l’accoutumée, depuis déjà un bon bout de temps, l’extrême-droite se voit encore caracoler à la seconde manche du scrutin, juste derrière le leader du peloton en lice. En fait, on aurait relevé pas moins de quatre constats de taille, au terme de cette épreuve. Tout d’abord, on aura noté le revers cinglant des partis traditionnels ayant marqué le paysage politique de l’Hexagone, depuis de longues décennies, aussi bien la droite que la gauche, à travers une alternance quasiment équilibrée. Aujourd’hui, l’une et l’autre qui se voulaient détenir les idéaux républicains, s’en trouvaient avec des scores tellement étriqués qu’on se serait interrogé sur la caducité de la suprématie de leur pouvoir, longtemps mis en évidence. Ensuite, on aura constaté, non sans exaspération, la grimpette ou tout au moins, la constance, de père en fille, de l’extrême-droite sur la scène politique tricolore. Dans le même ordre d’idées, on aura été, à coup sûr, subjugué par la ténacité ascendante de Jean-Luc Mélenchon qui, par l’écusson arboré de la France insoumise, aurait conquis une bonne partie de la nouvelle génération de l’électorat français. Enfin, on aurait été ébahi, non sans irritation non plus, par la dichotomie notoire qui s’est produite entre ces suffrages et ceux des communales d’il y a un peu plus d’un an. A cet égard, on citera le cas de la candidate socialiste, Anne Hidalgo qui s’est adjugée pas plus de 20 000 voix seulement, alors qu’elle en avait glané bien plus à la circonscription de Paris où elle assurait la mairie. L’éclatement de l’échiquier électoral aurait permis donc au président sortant de rempiler, en attendant la confirmation, dans une quinzaine de jours, quoi qu’on eût été visiblement agacé par le quinquennat écoulé. A présent, les feux sont braqués sur le tour suivant qui s’annonce brûlant, du fait que les formations politiques, comme mentionné précédemment, n’ont pas d’ascendant sur leurs candidats, malgré les directives respectives de leurs états majors. A priori, tel que c’était le cas lors des précédents antagonismes du second tour, rares sont les partis qui voteraient Marie Le Pen, hormis Éric Zemmour de la même obédience, candidat de Reconquête dont le vote se situant à 7,1% ne suffirait guère à son homologue de l’ex-Front National. Tant la droite que la gauche, toutes tendances confondues, en passant aussi par le centre, on appuierait normalement celui qui aurait été, soutenu, encore une fois, par le camp libéral délibéré, à moins d’une surprise fracassante des urnes de votation, en raison de la « confusion » qui règnerait actuellement dans le champ politique français.
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Auteur: M’hammed rahal
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