Essaouira – « La gestion territoriale et Covid-19 : Quelle articulation pour la ville d’Essaouira » a été le thème d’une rencontre organisée récemment dans la cité des Alizés, à l’initiative du Centre International de Recherche et de Renforcement de Capacités (C2RC) relevant de l’Ecole Supérieure de Technologie (ESTE) de la ville.

Organisé conjointement avec la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, et en collaboration avec la commune d’Essaouira, ce conclave se fixait pour objectif d’engager les débats entre différents acteurs (services extérieurs, société civile….) autour des efforts déployés au niveau de la ville d’Essaouira pour la gestion de la crise sanitaire induite par le nouveau coronavirus durant la période de confinement comme durant la période post-crise, surtout pour la relance socio-économique de la cité des Alizés.

S’exprimant à cette occasion, Mme Kholoud Kahime, présidente du Centre International de Recherche et de Renforcement des Capacités, a donné un aperçu sur la situation épidémiologique liée à la Covid-19 sur les plans international, national et régional, avec un focus sur la situation au niveau d’Essaouira.

Dans ce sens, Mme Kahime a insisté sur la nécessité de mener une bonne communication avec les citoyens, afin de mieux les sensibiliser sur les dangers de cette pandémie et par là, sur l’impératif de respecter méticuleusement les mesures barrières à même d’endiguer la propagation de la pandémie.

De son côté, le trésorier provincial d’Essaouira, M. Sebtiri Hassan, chiffres à l’appui, a mis l’accent sur l’impact de la pandémie sur l’économie de la ville, avec un focus sur certains secteurs stratégiques pour la ville, qui ont été lourdement impactés par cette crise sanitaire, à l’image du tourisme.

Dans son exposé, il a relevé que les investissements des collectivités locales constituent un élément fondamental de la gestion économique des territoires, notant que cette pandémie a eu un impact considérable sur le budget de fonctionnement, et par ricochet sur le budget d’investissement.

Mme Meriem Ait Oufkir de l’Agence Urbaine a présenté une étude sur la vie à Essaouira avant, pendant et après le confinement, dans laquelle elle a présenté des expériences vécues par la population : solidarité entre habitants, histoire des touristes étrangers restés bloqués dans la ville après la fermeture des frontières, et les actions de solidarité des autochtones avec eux….etc.

Le directeur de la commune d’Essaouira, Khalid Laaouane, a mis l’accent, quant à lui, sur l’impact sociopsychologique de la pandémie, rappelant que cette crise a eu des effets néfastes sur la psychologie des personnes (stress, panique de la peur, troubles de sommeil…).

« Le confinement à Essaouira a eu un impact psychologique global sur la population connue par sa sérénité et son calme », a-t-il dit, déplorant le fait que la pandémie de la Covid-19 a engendré une certaine psychose chez les familles à Essaouira, surtout celles issues de milieux défavorisés.

Cette crise, a-t-il expliqué, a montré que le « Social » peut être un déclencheur pour une solidarité effective au sein de la société, notant que pendant le confinement, la commune d’Essaouira a pris l’initiative, à titre d’exemple, de loger les sans-abris dans la salle couverte pendant une période de deux mois.

Auteur: Meriem IGASS
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