Le secteur du transport touristique fait brûler le torchon, un peu partout dans le royaume. Il hausse le ton, notamment aux destinations prisées du domaine, en menant un mouvement no stop, depuis déjà, jeudi dernier.
Les professionnels de ce segment névralgique du tourisme, propriétaires et chauffeurs, ne mâchent pas leur mot, en fustigeant l’exécutif qui se montre «désinvolte» à l’égard de leurs doléances légitimes.
A Marrakech ou à Agadir et bien d’autres villes, ils mettent la pression sur l’interlocuteur qui, à leurs yeux, se désintéresse à leurs revendications en ces moments de crise pandémique. Il convient de relever, dans ce sens, que le secteur traverse une période cruciale du fait de l’inertie ininterrompue à laquelle il fut soumis, durant plus de trois mois d’affilée de confinement.
La fermeture des lignes aériennes et maritimes, astreignant les avions et les paquebots à l’inaction, eut également de l’impact sur le sort de ces plaignants. A cause donc de cette crise qui continue à sévir, leur situation socio-économique empire de plus en plus, au niveau des banques, des assurances ou de créances portant préjudice à leurs familles.
Dans ce sens, les manifestants réclament de se faire indemniser pour joindre les deux bouts, à l’instar d’autres secteurs en souffrance. D’autres parts, selon leurs requêtes, il est question de sauver les entreprises de la faillite qui les guette à tout moment. D’autant plus que, d’après leurs avances, le dialogue ne s’opère pas entre les décideurs et les protestataires, afin de trouver, dans la concorde et l’entente, la solution idoine à cette problématique chronique.
C’est sans doute, l’occasion d’éplucher sérieusement ce secteur qui, faut-il le rappeler, fonctionne avec des statuts surannés des années 40, au temps du protectorat. Certes, on a tenté d’asseoir de nouvelles structures novatrices pour son rehaussement, mais il s’avère qu’elles sont restées lettres mortes. Il s’en trouve alors sans fondement précis en termes de tutelle et de soutien.
Il est livré à son dessein, exposé sans cesse, à la négligence, comme en temps de crise virale. Il ne fera pas de doute que cette fronde qui s’installe dans des contrées touristiques, en particulier, constituera une aubaine pour les professionnels du secteur pour se mobiliser et s’entretenir sur les moyens de dépasser ce malaise, mais également pour la refonte de ce domaine «mitigé». Il va alors falloir se mettre à revoir les assises de ce métier qui s’effiloche dans la désuétude.
On se rappelle, il y a une bonne décennie, que dans la capitale du Souss à titre indicatif, on pouvait compter plus de deux cents compagnies de transport prospérant, en parallèle avec le secteur touristique du temps des opérateurs de renommée.
A présent, on en est qu’à une vingtaine qui continue à sillonner les arriérés pays du royaume.
Auteur: M’hammed rahal
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