Essaouira – L’icône montante du Fado, la portugaise Inês Linares, a envoûté le public lors d’une soirée musicale organisée, lundi à Essaouira, dans le cadre de la 27è édition du Festival « Sete Sois, Sete Luas » (sept soleils, sept lunes), un événement éclectique dédié à mettre en relief l’art contemporain et la musique de la Méditerranée et du monde Lusophone.
Dans une ambiance bon enfant, Inês Linares a convié généreusement le public présent à Dar Souiri parmi les locaux et les hôtes de la cité des Alizés, à prendre part à un concert musical intimiste de toute beauté et sans microphones, le temps de chanter le Fado avec son corps, son coeur et son esprit en toute élégance et subtilité.
Accompagnée dans cette merveilleuse aventure musicale par deux talentueux guitaristes, Inês Linares a su imposer sa voix sublime et ses gestes synchronisés, en parvenant à les accorder, avec brio et à la manière des grands professionnels, avec les sonorités et rythmes doux dégagés des guitares, en toute finesse.
Avec son talent confirmé, Inês Linares s’impose, désormais, comme l’une des nouvelles grandes voix du fado, sans frontières entre le traditionnel et le moderne, ressuscitant la vibration intense et mélancolique de ce genre musical emblématique.
En renouant avec le Fado dans ses versions traditionnelle et moderne, Inês Lunares a ainsi gratifié l’assistance d’un florilège de morceaux musicaux tirés d’un riche répertoire musical, ou répertoriés dans ses propres albums, offrant aux mordus des sonorités les plus emblématiques, un fado très vivant et d’une grande effervescence et ce, pour le plaisir et la grande admiration de tous.
Dans un mot introductif, Kaoutar Chakir Benamara, secrétaire générale de l’Association Essaouira-Mogador, partenaire du Festival, a dit toute sa joie et sa fierté d’accueillir, encore une fois, à Essaouira ce prestigieux festival, avec des artistes talentueux, le temps de mettre en avant la richesse de la musique méditerranéenne et du monde Lusophone, rappelant la singularité et l’originalité du Fado en tant que genre musical portugais, constitué de chants populaires au thème mélancolique, accompagné d’instruments à cordes pincées.
L’un des moments forts de cette 27è édition du Festival »Sete Sois, Sete Luas » a été la réalisation, le weekend dernier, à proximité de Bab Sebâa d’une fresque murale géante, signée des mains du grand street-artiste portugais, Hugo Pinhao (Nark).
Avec cette nouvelle réalisation picturale (Portrait) d’un vieil homme, où sont présentes également, la Sekkala du port et des barques de pêche, la cité des Alizés a eu, encore une fois, le grand privilège et tout le mérite de conforter sa vocation de véritable Musée à ciel ouvert.
C’est dire que le street-art embellit toute une ville, et lui donne désormais, du style, du charme, et une identité, ce qui laisse dire qu’à Essaouira, les artistes se livrent en toute liberté au jeu des couleurs et des symboles, s’éclatent et s’expriment en toute aisance.
Initié en partenariat avec l’Association Essaouira-Mogador, ce festival qui se poursuit jusqu’au 9 juillet, se fixe pour finalité de promouvoir le dialogue interculturel, la mobilité et le rassemblement d’énergies et de talents, afin de proposer chaque été un programme éclectique et diversifié.
Le Festival »Sete Sois, Sete Luas » est mis en oeuvre par un Réseau Culturel d’une trentaine de villes d’une dizaine de pays de la Méditerranée et du monde lusophone à savoir : le Brésil, le Cap Vert, la Croatie, l’Espagne, la France, l’Italie, le Maroc, le Portugal, la Slovénie et la Tunisie, rappelle-t-on.
Pour cette nouvelle édition, Essaouira accueille des vedettes internationales, des étoiles montantes et des artistes émergents, dont »Orkestra Popular des 7 Luas » (Brésil, Espagne, Guinée Bissau, Italie, et Portugal) qui se produira mardi soir à Dar Souiri, avec la participation du groupe »Ossoul Gnaoua ».
Auteur: Meriem IGASS
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