Les moyens de préservation et de valorisation des zones humides en tant que patrimoine naturel et vecteur de développement ont été examinés lors d’un congrès international dont les travaux se sont ouverts, jeudi à l’initiative de la Faculté Pluridisciplinaire de Nador (FPN).
Tenu sous le thème « Les zones humides – Bassins versants et développement local », cet événement scientifique organisé en partenariat avec l’Observatoire de la Lagune Marchica de Nador et Régions Limitrophes (OLMAN- RL) et l’Université Mohammed Premier d’Oujda, a été l’occasion de présenter les dernières avancées scientifiques en la matière ainsi que d’établir des contacts entre les différents acteurs et opérateurs socio-économiques en vue de préserver ces zones de grand intérêt biologique.
Le congrès, qui s’étale sur trois jours, vise également à mettre la lumière sur le rôle important que jouent les zones humides en faveur du développement durable, ainsi que de présenter les travaux des chercheurs et d’échanger leurs expériences dans l’étude de ces écosystèmes et zones avoisinantes selon diverses approches (biologiques, géologiques et physicochimiques).
Il s’agit aussi de sensibiliser les acteurs locaux et les décideurs sur l’importance écologique, sociale et économique des zones humides en tant qu’écosystème fragile.
Les zones humides constituent le berceau de la diversité biologique et un véritable vecteur de développement durable, a indiqué à la MAP le doyen de la FPN, Ali Azdimoussa, notant que ces écosystèmes sont toutefois fortement menacés par divers agissements surtout anthropiques et continuent de disparaître de manière très inquiétante.
Le Maroc, a-t-il dit, s’est engagé dans les efforts internationaux pour la préservation de ces zones à travers le monde et ce, depuis son adhésion à la convention RAMSAR en 1980, ajoutant que la zone côtière de la région de l’Oriental compte actuellement quatre sites inscrits sur la Liste des zones humides d’importance internationale (Sites Ramsar).
Ces sites caractérisés par une richesse biologique et géologique naturelle, terrestre et aquatique très diversifiée, présentent d’innombrables intérêts scientifiques, pédagogiques, culturels et touristiques, a-t-il expliqué, formant le vœu de pouvoir augmenter le nombre des ces sites, notamment en intégrant la forêt de Gourougou et l’oued Amekrane.
Pour sa part, le directeur du laboratoire OLMAN-RL, Akodad Mustapha a considéré que les zones humides sont très fragiles d’où la nécessité de fédérer les efforts de tous les intervenants afin de lutter efficacement contre les facteurs de dégradation de ces zones qui sont indispensables à la survie de l’humanité et à la lutte contre les changements climatiques.
« Après la première édition du congrès organisé en 2014, nous nous sommes réunis aujourd’hui avec plusieurs professeurs marocains et étrangers afin d’examiner les moyens à même de protéger les zones humaines et de dévoiler les menaces qui pèsent sur ces écosystèmes », a-t-il dit.
Ce congrès est axé sur plusieurs thématiques dont notamment « l’environnement et l’aquaculture », « l’agriculture dans les zones humides », « la valorisation et la protection des zones humides », « la biodiversité et la paléobiodiversité » et « la gestion des bassins versants ».
Auteur: Soufiane ELAHMAR
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