En effet, ces plages déjà défigurées par des centaines de constructions anarchiques, dont quelques-unes ont été érigées sur le domaine public maritime et la côte balnéaire de la corniche oranaise, sont devenues, ces dernières années, selon les protestataires, une zone de non-droit. «Nous demandons la fermeture de tous les lieux de débauche, implantés dans les cités résidentielles, notamment à Bousfer village, Cap Falcon, Ain Turck village, et Akid Abbes ex-Bouisville », réclame-t-on, tout en fulminant contre «la fuite en avant des pouvoirs publics». Et de dénoncer : «Nous avons saisi les parties concernées à propos de la prolifération des bars et des cabarets sur la côte ouest de la commune de daïra d’Ain Türck mais rien n’a été fait pour y mettre un terme. Nous ne pouvons plus goûter aux plaisirs de la mer, en famille. A Ain Turck, la prostitution se pratique au vu et au su de tout le monde.» Ils réclament l’intervention urgente des autorités habilitées pour enrayer ce fléau, qui menace leur région. Les protestataires exigent aussi la fermeture de la carrière d’agrégat Djorf El-Alia d’El Ançor qui elle aussi refait surface par ses poussières des détritus qui font ravages. «La fumée et les odeurs qui se dégagent de cette carrière nous empoisonnent la vie. Nous réclamons sa fermeture pure et simple», exige-t-on. Il est à signaler que la fermeture de vendredi dernier de l’axe routier reliant Cap Falcon vers Bousfer et les andalouses aux plages de la côte oranaise a pénalisé des centaines d’automobilistes, qui sont contraints de prendre d’autres chemins sinueux et dangereux pour rallier leurs destinations respectives.
Auteur: Habib Medjadji
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