Les responsables de la ville de Bordj Bou-Arréridj ne savent pas où en est la qualité de l’air que les habitants respirent. Ils ne pourront pas non plus le savoir tant qu’ils n’équiperont pas leur ville d’une station de mesure de qualité de l’air. 

Mais les chiffres dont disposent actuellement des universitaires sont suffisants pour pousser les parties concernées à tirer la sonnette d’alarme. Car la pollution atmosphérique est considérée aujourd’hui comme l’une des causes majeures de millions de décès chaque année dans le monde. La prévalence des maladies respiratoires dans certaines villes comme Bordj Bou-Arréridj est un signal alarmant. C’est justement l’inquiétude exprimée par le mouvement associatif depuis des années et avec insistance, ces derniers temps. La succession des décès, arrêts cardiaques, ainsi que le nombre élevé de cancéreux et d’asthmatiques enregistrés dans la ville, ces dernières années, ne laissent pas indifférents. Si les autorités observent un silence radio, ce n’est pas le cas de l’opinion et du mouvement associatif que l’inquiétude gagne de plus en plus. 
Aux entrées de la ville, à proximité des marchés, en passant par les avaloirs, les bacs à poubelles, et dans plusieurs autres endroits, les  passants se bouchent le nez et les automobilistes se voient contraints de fermer les vitres de leurs véhicules. Les cours d’eau dans lesquels les eaux usées et les déchets des usines se déversent à longueur d’année, dégagent une odeur nauséabonde. Les pots d’échappements, les usines et la décharge publique qui tournent à plein régime et sans arrêt enveloppent la ville d’une couche noirâtre, perceptible même à l’œil nu, surtout durant la saison chaude. “La qualité de l’air s’est nettement dégradée. Elle l’est à tel point qu’en certains endroits, l’air est irrespirable”, dira un habitant de Lagraphe, un quartier situé sur la rive d’un oued et pas loin du souk de Boumezrague. “Et cela ne peut pas être sans se traduire négativement sur la santé publique”, ajoute-t-il. “Le plus grave est que face à tous ces facteurs alarmants, aucune étude n’est entreprise pour envisager les voies et les moyens de mettre fin à cette situation”, s’alarme-t-il en ajoutant que pour les responsables locaux, la qualité de l’air est le dernier de leur souci, même si la pollution de l’air est suspectée par les spécialistes d’être responsable des maladies respiratoires, comme l’asthme, les angines ou insuffisance respiratoire ou la bronchiolite. 
En effet, les petites et micro particules sont dangereuses car elles ont la capacité de pénétrer profondément les poumons ainsi que le système cardiovasculaire. Les principales causes de la pollution de l’air sont bien évidemment les usines ainsi que les pots d’échappement. 
Il faut dire que la vétusté du parc automobile ainsi que les motorisations diesel très prisées par les ménages bordjiens sont directement pointées du doigt. 
En attendant des mesures concrètes de la part des responsables ainsi que des instances élues locales, la situation s’aggrave de jour en jour. De leur côté, les amoureux de la nature ont appelé les responsables  et les élus locaux à agir au plus vite. 
Ils préconisent notamment la limitation des émissions des cheminées industrielles, l’utilisation des sources d’énergies renouvelables ainsi que des transports en commun.

Chabane BOUARISSA

Les responsables de la ville de Bordj Bou-Arréridj ne savent pas où en est la qualité de l’air que les habitants respirent. Ils ne pourront pas non plus le savoir tant qu’ils n’équiperont pas leur ville d’une station de mesure de qualité de l’air. 

Mais les chiffres dont disposent actuellement des universitaires sont suffisants pour pousser les parties concernées à tirer la sonnette d’alarme. Car la pollution atmosphérique est considérée aujourd’hui comme l’une des causes majeures de millions de décès chaque année dans le monde. La prévalence des maladies respiratoires dans certaines villes comme Bordj Bou-Arréridj est un signal alarmant. C’est justement l’inquiétude exprimée par le mouvement associatif depuis des années et avec insistance, ces derniers temps. La succession des décès, arrêts cardiaques, ainsi que le nombre élevé de cancéreux et d’asthmatiques enregistrés dans la ville, ces dernières années, ne laissent pas indifférents. Si les autorités observent un silence radio, ce n’est pas le cas de l’opinion et du mouvement associatif que l’inquiétude gagne de plus en plus. 
Aux entrées de la ville, à proximité des marchés, en passant par les avaloirs, les bacs à poubelles, et dans plusieurs autres endroits, les  passants se bouchent le nez et les automobilistes se voient contraints de fermer les vitres de leurs véhicules. Les cours d’eau dans lesquels les eaux usées et les déchets des usines se déversent à longueur d’année, dégagent une odeur nauséabonde. Les pots d’échappements, les usines et la décharge publique qui tournent à plein régime et sans arrêt enveloppent la ville d’une couche noirâtre, perceptible même à l’œil nu, surtout durant la saison chaude. “La qualité de l’air s’est nettement dégradée. Elle l’est à tel point qu’en certains endroits, l’air est irrespirable”, dira un habitant de Lagraphe, un quartier situé sur la rive d’un oued et pas loin du souk de Boumezrague. “Et cela ne peut pas être sans se traduire négativement sur la santé publique”, ajoute-t-il. “Le plus grave est que face à tous ces facteurs alarmants, aucune étude n’est entreprise pour envisager les voies et les moyens de mettre fin à cette situation”, s’alarme-t-il en ajoutant que pour les responsables locaux, la qualité de l’air est le dernier de leur souci, même si la pollution de l’air est suspectée par les spécialistes d’être responsable des maladies respiratoires, comme l’asthme, les angines ou insuffisance respiratoire ou la bronchiolite. 
En effet, les petites et micro particules sont dangereuses car elles ont la capacité de pénétrer profondément les poumons ainsi que le système cardiovasculaire. Les principales causes de la pollution de l’air sont bien évidemment les usines ainsi que les pots d’échappement. 
Il faut dire que la vétusté du parc automobile ainsi que les motorisations diesel très prisées par les ménages bordjiens sont directement pointées du doigt. 
En attendant des mesures concrètes de la part des responsables ainsi que des instances élues locales, la situation s’aggrave de jour en jour. De leur côté, les amoureux de la nature ont appelé les responsables  et les élus locaux à agir au plus vite. 
Ils préconisent notamment la limitation des émissions des cheminées industrielles, l’utilisation des sources d’énergies renouvelables ainsi que des transports en commun.

Chabane BOUARISSA

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